Plan des marches
Marches 1 à 15
identiques × 15
Collet 266,7 mm · foulée 266,7 mm · mur 266,7 mm · nez du dessus à 175 mm
Vue de dessus de chaque marche, nez en bas (trait plein épais ; trait mixte : nez théorique lorsque le nez recouvre la marche inférieure). Collet = giron le long de la ligne de jour · côté mur = giron le long du limon extérieur. Les exports PDF et DXF reprennent ces plans à l'échelle.
Tableau récapitulatif de fabrication
| N° | Hauteur du nez | Collet (jour) | Giron foulée | Côté mur | Longueur du nez |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 175 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 2 | 350 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 3 | 525 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 4 | 700 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 5 | 875 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 6 | 1 050 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 7 | 1 225 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 8 | 1 400 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 9 | 1 575 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 10 | 1 750 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 11 | 1 925 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 12 | 2 100 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 13 | 2 275 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 14 | 2 450 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 15 | 2 625 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
Mis à jour le · Loi de Blondel · NF DTU 36.3 · arrêté du 24 décembre 2015
Concevez votre escalier droit en 3D : hauteur et nombre de marches, giron, loi de Blondel, reculement au sol, échappée sous la trémie, note de confort et plan des marches prêt pour la fabrication, exportable en DXF.
Comment calculer un escalier droit ?
Tout part de la hauteur à monter : la distance verticale entre le sol fini du bas et le sol fini de l'étage, épaisseur du plancher comprise. On en déduit la hauteur de chaque contremarche :
Hauteur de marche
h : hauteur d'une contremarche (idéal 16 à 18 cm) — valeur calculée · H : hauteur totale à monter, sol fini → sol fini (ex. 280 cm) — donnée mesurée chez vous · n : nombre de marches à gravir, contremarche d'arrivée comprise (ex. 16) — choisi par l'outil, ajustable
La profondeur utile d'une marche, mesurée d'un nez de marche au nez suivant, s'appelle le giron. Sur une volée droite, il découle du reculement, c'est-à-dire de la longueur occupée au sol : g = L / (n − 1). Une volée de n marches compte en effet n − 1 girons, la dernière contremarche débouchant directement sur le plancher d'arrivée. Le confort de l'ensemble se vérifie avec la loi de Blondel :
Loi de Blondel
h : hauteur de marche (cm) — calculée ci-dessus · g : giron, profondeur utile mesurée de nez à nez sur la ligne de foulée (idéal 25 à 32 cm) — calculée depuis le reculement · 2h + g : le « pas de foulée », idéalement proche de 63 cm — la longueur d'un pas naturel
Sur une volée droite, les marches sont parallèles : le giron est le même partout et la ligne de foulée, le trajet que suit réellement le pied, court au milieu de l'emmarchement. La pente se déduit des deux : elle vaut arctan(h / g), soit 25 à 37° pour un escalier d'habitation confortable, et 29 à 33° pour les configurations du tableau ci-dessous. Au-delà de 45°, on parle d'échelle de meunier. Le calculateur affiche en continu ces valeurs sous la vue 3D, vérifie l'échappée sous la trémie et attribue une note de confort sur 100 qui pondère Blondel, hauteur, giron, pente, largeur et échappée.
Quel reculement prévoir ? Le tableau par hauteur d'étage
C'est la question qui décide de la faisabilité du projet : un escalier droit est le plus simple à fabriquer et le plus confortable à emprunter, mais c'est aussi le plus gourmand en longueur. Le tableau ci-dessous donne, pour chaque hauteur d'étage, l'escalier qui vise un pas de foulée de 63 cm avec une hauteur de marche proche de 17 cm.
| Hauteur à monter | Marches | Hauteur de marche | Giron | Reculement | Pente |
|---|---|---|---|---|---|
| 2,40 m | 14 | 17,1 cm | 28,7 cm | 3,73 m | 30,8° |
| 2,50 m | 15 | 16,7 cm | 29,7 cm | 4,15 m | 29,3° |
| 2,60 m | 15 | 17,3 cm | 28,3 cm | 3,97 m | 31,5° |
| 2,70 m | 16 | 16,9 cm | 29,3 cm | 4,39 m | 30,0° |
| 2,80 m | 16 | 17,5 cm | 28,0 cm | 4,20 m | 32,0° |
| 2,90 m | 17 | 17,1 cm | 28,9 cm | 4,62 m | 30,6° |
| 3,00 m | 17 | 17,6 cm | 27,7 cm | 4,43 m | 32,5° |
| 3,20 m | 19 | 16,8 cm | 29,3 cm | 5,28 m | 29,9° |
Retenez l'ordre de grandeur : un escalier droit confortable occupe entre 3,70 m et 5,30 m au sol pour les hauteurs d'étage courantes. Si la pièce ne le permet pas, deux leviers existent avant de changer de forme. Resserrer le giron à 24 ou 25 cm fait gagner une cinquantaine de centimètres, au prix d'un pas de foulée qui descend vers 60 cm. Ajouter une marche réduit la hauteur de chaque contremarche mais rallonge encore la volée : c'est contre-productif quand on cherche de la place.
Ce que la réglementation impose — et ce qu'elle n'impose pas
C'est le point le plus mal rapporté sur le sujet. À l'intérieur d'une maison individuelle, aucun texte réglementaire ne fixe le giron ni la hauteur de marche. La loi de Blondel n'est pas une norme : c'est une règle de confort, formulée au XVIIe siècle et devenue l'usage de la profession. Les valeurs opposables n'apparaissent que dans les parties communes, les établissements recevant du public et les lieux de travail.
| Situation | Ce qui est imposé | Texte applicable |
|---|---|---|
| Intérieur d'une maison individuelle | Aucune valeur imposée : la loi de Blondel est le seul repère de confort | Aucun texte réglementaire |
| Parties communes d'un bâtiment d'habitation collectif neuf | Hauteur de marche ≤ 17 cm · giron ≥ 28 cm · largeur ≥ 1,00 m entre mains courantes · main courante de 0,80 m à 1,00 m | Arrêté du 24 décembre 2015, art. 6.1 |
| Garde-corps et rampe de l'escalier | Hauteur de protection contre les chutes ≥ 90 cm sur la volée, 1 m sur le palier | NF P 01-012 |
| Escalier en bois (exécution) | Échappée au moins égale à 1,90 m | NF DTU 36.3 |
Deux précisions utiles. La norme NF P 01-012, très souvent citée pour justifier un giron de 25 cm ou une hauteur de marche de 17,5 cm, s'intitule « Dimensions des garde-corps — Règles de sécurité relatives aux dimensions des garde-corps et rampes d'escalier » : elle traite de la protection contre les chutes, pas du dimensionnement des marches. Ce qu'elle fixe, c'est une hauteur de protection d'au moins 90 cm sur la volée, contre 1 m sur le palier. La main courante entre 0,80 m et 1,00 m, elle, relève de l'arrêté du 24 décembre 2015. Autre remarque utile : le cas limite de cet arrêté — 17 cm de hauteur pour 28 cm de giron — donne un pas de foulée de 62 cm. La réglementation d'accessibilité tombe donc, sans le dire, à l'intérieur de la fenêtre de Blondel.
Échappée et trémie : ne pas se cogner la tête
L'échappée est la hauteur libre au-dessus des marches, mesurée verticalement du nez de marche au bord du plancher d'étage. Elle se dégrade dès que la trémie — l'ouverture pratiquée dans le plancher — est trop courte : les premières marches passent alors sous le plancher, et c'est la plus haute d'entre elles qui fixe la valeur.
Échappée sous le bord de trémie
E : échappée, hauteur libre au nez de marche (cm) — visez au moins 190 cm · H : hauteur à monter, sol fini → sol fini (cm) · e : épaisseur du plancher d'étage, dalle + chape + revêtement (cm) · k : nombre de marches encore situées sous le plancher, avant le bord de trémie · h : hauteur d'une marche (cm)
Exemple : une hauteur à monter de 280 cm, 16 marches de 17,5 cm sur 4,20 m de reculement, un plancher d'étage de 20 cm. Avec une trémie de 2,50 m, six marches restent sous le plancher et l'échappée vaut 280 − 20 − 6 × 17,5 = 155 cm : on se cogne. Deux marches de moins sous le plancher suffisent à repasser aux 190 cm retenus par le NF DTU 36.3, soit une trémie portée à 3,00 m. Comptez 3,30 m pour une échappée confortable de 2,07 m. C'est ce calcul que l'outil refait en continu quand vous déplacez le bord de trémie, et c'est la raison pour laquelle moins la pente est forte, plus la trémie doit être longue. Mesurez toujours la hauteur sous plafond et l'épaisseur du plancher revêtement compris : quelques millimètres de carrelage suffisent à faire passer une échappée calculée au plus juste sous le seuil.
Exemple complet : un étage de 2,80 m
- Hauteur à monter : 280 cm, du sol fini du bas au sol fini de l'étage, épaisseur du plancher comprise.
- Nombre de marches : 280 / 17 ≈ 16,5, on retient 16 marches à gravir.
- Hauteur de marche : h = 280 / 16 = 17,5 cm. Dans la fourchette 16-18 cm.
- Giron visé : g = 63 − 2 × 17,5 = 28 cm.
- Reculement : 16 marches laissent 15 girons, soit L = 15 × 28 = 4,20 m au sol.
- Pente : arctan(17,5 / 28) = 32,0°. Confortable.
- Emmarchement : 90 cm pour un escalier principal, 80 cm si la place manque.
- Trémie : sous un plancher d'étage de 20 cm, il faut une trémie de 3,00 m pour tenir 1,90 m d'échappée, et de 3,30 m pour atteindre 2,07 m.
Pas assez de recul ? Pensez aux formes tournantes
Si votre pièce ne permet pas les 4 m de reculement d'une volée droite, repliez la montée avec un quart tournant, un demi-tournant ou, pour l'encombrement minimal, un escalier hélicoïdal. Les marches y sont balancées : leur giron n'est plus constant, il se mesure sur la ligne de foulée et se resserre au collet, côté jour. Si l'ouvrage est en béton, la géométrie établie ici alimente le calcul de la paillasse et de son ferraillage.
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 43 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.
- Le tableau de reculement publié plus haut est asserté contre le moteur, ligne par ligne. Nombre de marches, hauteur de marche, giron, reculement et pente sont recalculés puis comparés aux valeurs affichées : si le tableau divergeait un jour de ce que l'outil calcule, les tests échoueraient.
- La géométrie est recalculée indépendamment du moteur sur cinq configurations, de 1,80 m à 3,20 m de hauteur d'étage. Sont repris hors du moteur : la hauteur de marche H / n, le giron L / (n − 1), le pas de foulée 2h + g et la pente arctan(h / g). Les résultats coïncident à la précision de calcul. La géométrie d'une volée droite est exacte : il n'y a pas d'approximation à mesurer. Les tests contrôlent aussi la convention française de comptage — n marches à gravir laissent n − 1 girons au sol.
- Les valeurs de l'arrêté du 24 décembre 2015 sont reprises ligne à ligne dans les tests. Un escalier construit à la limite réglementaire — 17 cm de hauteur, 28 cm de giron, 1,00 m entre mains courantes — est reproduit par le moteur. Il donne bien un pas de foulée de 62 cm, à l'intérieur de la fenêtre de Blondel. Deux sources indépendantes se recoupent ainsi sur le même escalier.
- L'échappée est redérivée de la géométrie du plancher sur quatre trémies différentes, à partir de la position du bord de trémie et de l'épaisseur du plancher. Le test vérifie qu'allonger la trémie d'un giron gagne exactement une hauteur de marche d'échappée, et que l'outil n'annonce aucune échappée tant qu'aucune trémie n'est déclarée.
- Entrées dégradées : hauteur vide, nulle, non numérique ou invraisemblable, reculement absent, largeur impraticable, formulaire vierge. Chacune produit un message explicite, jamais de
NaNni de valeur nulle trompeuse. Les bornes annoncées du domaine de saisie sont contrôlées une par une, de part et d'autre du seuil.
Références
- NF DTU 36.3 P3 (septembre 2014, confirmée en novembre 2019) — Travaux de bâtiment, escaliers en bois et garde-corps associés, Partie 3 : règles de conception. Source de l'échappée minimale de 1,90 m retenue ici.
- Arrêté du 24 décembre 2015, article 6.1 — relatif à l'accessibilité aux personnes handicapées des bâtiments d'habitation collectifs et des maisons individuelles lors de leur construction. Source des valeurs applicables aux escaliers des parties communes : hauteur de marche ≤ 17 cm, giron ≥ 28 cm, largeur ≥ 1,00 m entre mains courantes, main courante entre 0,80 m et 1,00 m.
- NF P 01-012 (décembre 1988, révisée le 22 novembre 2024) — Dimensions des garde-corps, règles de sécurité relatives aux dimensions des garde-corps et rampes d'escalier. Citée ici pour la protection contre les chutes uniquement : elle ne traite ni du giron ni de la hauteur de marche.
- Batirama — fiche de synthèse du NF DTU 36.3, escaliers en bois et garde-corps associés (échappée, tolérances de pose).
- AFEB / UICCB (janvier 2016) — Guide d'application du NF DTU 36.3, commission professionnelle des escaliers en bois.
- Volée droite d'un seul tenant, sans palier intermédiaire ni changement de direction, pour une hauteur à monter de 0,50 m à 7,00 m. Pour replier la montée, utilisez l'outil escalier quart tournant, demi-tournant ou hélicoïdal.
- Giron constant et marches parallèles : la ligne de foulée est une droite au milieu de l'emmarchement. Le balancement, qui fait varier le giron du collet au mur, relève des formes tournantes.
- Dimensionnement géométrique et confort d'usage. L'outil détermine les marches, le reculement et l'échappée ; il ne calcule ni le limon, ni la paillasse, ni les ancrages. Pour un escalier en béton armé, poursuivez avec escalier à paillasse.
- Hypothèse de mesure : sol fini à sol fini. L'échappée est calculée sous le bord de trémie que vous saisissez, en déduisant l'épaisseur de plancher déclarée. Comptez-y le revêtement d'étage : sur une échappée ajustée au plus juste, un carrelage suffit à repasser sous les 190 cm.