Fluides

Antigel MPG 35 % — monopropylène glycol

Protection ≈ −18 °C · propriétés thermophysiques de −15 à 170 °C, par pas de 5 °C.

Recherche par température
°C

Valeurs disponibles : −15 à 170 °C (multiples de 5).

Résultats à 20 °CTable
Masse volumique1026kg/m³
Chaleur spécifique3807J/kg·K0.909kcal/kg·°C
Viscosité dynamique0.00355083Pa·s12.783kg/m·h
Conductivité thermique0.447W/m·K0.384kcal/h·m·°C
Pression de vapeur2076Pa (abs)
Tableau completPropriétés du monopropylène glycol (MPG) à 35 % en volume38 points · −15170 °C
Température θtemperatureMasse volum. ρdensityChaleur spécifique Cpspecific heatViscosité dynamique μdynamic viscosityConductivité therm. λthermal conductivityPression de vapeur Psvapor pressure
°Ckg/m³J/kg·Kkcal/kg·°CPa·skg/m·hW/m·Kkcal/h·m·°CPa (abs)bar (rel)
-15104237510.8960.021590877.7270.4260.366169
-10104037590.8980.015701956.5270.4290.369253
-5103837670.90.011685342.0670.4320.372373
0103637750.9020.008882531.9770.4350.374541
5103437830.9040.0068847224.7850.4380.377773
10103137910.9060.0054327819.5580.4410.3791089
15102937990.9080.0043588915.6920.4440.3821513
20102638070.9090.0035508312.7830.4470.3842076
25102338150.9110.0029338910.5620.4490.3872814-0.99
30102038230.9130.002456118.8420.4520.3893771-0.98
35101738300.9150.002081397.4930.4550.3914998-0.96
40101338380.9170.001783616.4210.4570.3936558-0.95
45101038460.9190.001544445.560.460.3958522-0.93
50100638540.9210.001350284.8610.4620.39810971-0.9
55100338610.9230.001191394.2890.4650.414000-0.87
6099938690.9240.001063.8160.4670.40217717-0.84
6599638760.9260.0009505563.4220.4690.40422244-0.79
7099238840.9280.0008586113.0910.4720.40627717-0.74
7598938910.930.0007808332.8110.4740.40734288-0.67
8098538980.9310.0007147222.5730.4760.40942126-0.59
8598139050.9330.0006580562.3690.4780.41151418-0.5
9097839120.9350.0006091672.1930.480.41362368-0.39
9597439190.9360.0005669442.0410.4820.41575199-0.26
10097039260.9380.000531.9080.4840.41690154-0.11
10596739330.940.0004980561.7930.4860.4181074960.06
11096339390.9410.0004697221.6910.4880.421275060.26
11595939460.9430.0004451.6020.490.4211504880.49
12095639520.9440.0004230561.5230.4920.4231767660.75
12595239590.9460.0004036111.4530.4930.4242066861.05
13094939650.9470.0003863891.3910.4950.4262406141.39
13594539710.9490.0003711111.3360.4970.4272789381.78
14094239770.950.0003572221.2860.4990.4293220682.21
14593839830.9520.0003451.2420.50.433704342.69
15093539890.9530.0003341671.2030.5020.4324244903.23
15593139950.9550.0003244441.1680.5040.4334847093.83
16092840010.9560.0003155561.1360.5050.4345515884.5
16592440070.9570.00030751.1070.5070.4366256435.24
17092140120.9590.0003005561.0820.5080.4377074136.06

Masse volumique, chaleur massique, viscosité dynamique, conductivité thermique et pression de vapeur du monopropylène glycol à 35 % en volume dans l'eau, tabulées de −15 à 170 °C — le dosage courant des boucles solaires, des sondes géothermiques, des planchers chauffants et des circuits de froid agroalimentaires.

Mis à jour le

Qu'est-ce que l'antigel MPG à 35 % ?

Le monopropylène glycol (MPG, propane-1,2-diol, CAS 57-55-6) est l'antigel des circuits fermés où le fluide peut entrer en contact avec une eau potable ou un produit consommable. Mélangé à l'eau, il abaisse le point de congélation et relève le point d'ébullition du caloporteur, exactement comme le monoéthylène glycol — mais sans le risque toxicologique de ce dernier. Ne confondez pas les deux sigles : MPG = propylène, MEG = éthylène. Si vous cherchiez le second, la table MEG 35 % donne les propriétés correspondantes.

Le 35 % s'entend en volume, convention des fiches techniques de fluides et des réfractomètres de chantier : 35 litres de glycol pur pour 65 litres d'eau. Comme le propylène glycol pur n'est qu'à peine plus dense que l'eau (1036 contre 998 kg/m³ à 20 °C), cela représente 35,9 % en masse : les deux échelles sont presque confondues, ce qui n'est pas le cas sur le MEG.

C'est le palier des installations exposées à un hiver franc sans être polaire :

  • capteurs solaires thermiques et boucles primaires de ballons solaires ;
  • sondes géothermiques, boucles de pompe à chaleur eau glycolée/eau et puits canadiens hydrauliques ;
  • planchers chauffants et réseaux extérieurs non purgeables, dépendances et locaux mis hors gel ;
  • circuits de froid des brasseries, laiteries et process agroalimentaires où le contact est possible.

Protection antigel : quel pourcentage de monopropylène glycol ?

La dépression du point de congélation croît avec la concentration, mais pas proportionnellement : elle avance de 3 à 4 K tous les 5 points jusqu'à 45 %, puis de 6 K sur le dernier palier. Voici les valeurs publiées par un fabricant de fluides caloporteurs au monopropylène glycol.

MPG (% en volume)Point de congélation
25 %−11 °C
30 %−14 °C
35 % — cette table−18 °C
40 %−22 °C
45 %−26 °C
50 %−32 °C

Trois précautions de lecture.

  • Ces valeurs sont celles d'un fluide formulé. Les inhibiteurs de corrosion déplacent le point de quelques dixièmes de degré d'une marque à l'autre : la fiche technique du produit installé fait foi.
  • La protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement des tubes. Sous le point indiqué, le mélange forme d'abord une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés avant de figer réellement.
  • Il existe aussi un plancher bas, et il n'a rien à voir avec le gel : sous 25 % en volume, le fabricant cité ne garantit plus l'efficacité des inhibiteurs de corrosion contenus dans le fluide. Un mélange trop dilué protège donc mal les métaux du circuit, même sous un climat clément.

Combien de litres d'antigel pour obtenir 35 % ?

C'est la question qui précède la lecture de la table. Avec un concentré — le glycol additivé vendu pur, à diluer — le dosage est une simple règle de trois sur le volume total du circuit.

Volume de concentré à verser

Vg = V × c / 100

Vg : volume de concentré au monopropylène glycol (L) · V : volume total du circuit, émetteurs, générateur, ballon et canalisations compris (L) · c : concentration visée en volume (%), soit 35 pour cette table. Le complément V − Vg est le volume d'eau.

Pour une installation de 200 litres, cela donne 70 litres de concentré et 130 litres d'eau. Vu depuis le bidon : 20 litres traitent environ 57 litres de circuit, et un fût de 200 litres environ 570 litres. Trois erreurs classiques annulent ce calcul.

  • Le circuit est déjà plein d'eau. Ajouter 70 litres de concentré à 200 litres d'eau ne donne pas 35 %, mais 26 % — et un circuit en surpression. Il faut vidanger la part correspondante avant l'appoint.
  • Le produit acheté est un « prêt à l'emploi ». Il est déjà dilué, souvent autour de 35 à 40 % : on le verse tel quel, sans eau d'appoint, sous peine de tomber à la moitié du dosage visé.
  • Le volume du circuit est estimé au doigt mouillé. Il s'additionne poste par poste, ou se mesure au compteur pendant le remplissage. Et quel que soit le calcul, le contrôle final se fait au réfractomètre une fois le circuit brassé.

Les cinq grandeurs de la table

Toutes les valeurs sont données pour du monopropylène glycol à 35 % en volume dans l'eau. La température est le seul paramètre d'entrée, de −15 à 170 °C par pas de 5 °C. Les valeurs citées ci-dessous sont celles de la ligne 20 °C.

  • Masse volumique ρ (kg/m³) — 1026 kg/m³ à 20 °C, soit une densité de 1,026. Elle décroît régulièrement avec la température, de 1042 kg/m³ à −15 °C jusqu'à 921 kg/m³ à 170 °C. C'est elle qui convertit un débit volumique en débit massique.
  • Chaleur massique Cp (J/kg·K) — 3807 J/kg·K, soit 3,807 kJ/kg·K ou 0,909 kcal/kg·°C. Contrairement à l'eau, dont le Cp est quasi constant, celui du mélange croît nettement avec la température : de 3751 J/kg·K à −15 °C à 4012 J/kg·K à 170 °C.
  • Viscosité dynamique μ (Pa·s) — 0,003551 Pa·s, soit 3,551 mPa·s ou 3,551 cP. La viscosité cinématique correspondante vaut ν = μ/ρ = 3,46 mm²/s (3,46 cSt). C'est la grandeur la plus sensible à la température : elle est divisée par 72 entre −15 et 170 °C.
  • Conductivité thermique λ (W/m·K) — 0,447 W/m·K, soit 0,384 kcal/h·m·°C. C'est la plus stable des cinq : elle ne gagne que 19,2 % sur les 185 kelvins de la plage, de 0,426 W/m·K à −15 °C à 0,508 W/m·K à 170 °C. La raison est physique — la conductivité de l'eau croît avec la température, celle du glycol pur décroît, et les deux effets se compensent en grande partie.
  • Pression de vapeur Ps (Pa abs.) — 2076 Pa. La colonne relative, exprimée en bar par rapport à l'atmosphère normale (1,01325 bar), reste négative jusqu'à 100 °C et change de signe à 105 °C : c'est là que le mélange bouillirait à l'air libre.

Ce que le glycol change par rapport à l'eau

À 35 %, les écarts à l'eau ne sont plus des corrections de second ordre : ils dimensionnent le circuit. Et celui qui compte le plus n'est pas celui auquel on pense.

1

Le débit à majorer : +6,9 %, pas +9,0 %

À 20 °C, la chaleur massique du MPG 35 % est inférieure de 9,0 % à celle de l'eau. Mais le débit nécessaire pour transporter une puissance donnée dépend du produit ρ × Cp, et la masse volumique du mélange est supérieure de 2,8 % : elle récupère environ un quart du déficit. La majoration réelle est de +6,9 % à 20 °C, et elle décroît avec la température — +6,6 % à 40 °C, +6,4 % à 60 °C, +6,2 % à 80 °C.

Débit volumique d'un circuit glycolé

qv = 3600 × P / (ρ × Cp × ΔT)

qv : débit volumique (m³/h) · P : puissance transportée (kW) · ρ : masse volumique du mélange à la température de service (kg/m³) · Cp : chaleur massique (kJ/kg·K) · ΔT : écart départ/retour (K). À 20 °C, ρ·Cp vaut 3906 kJ/m³·K pour le MPG 35 % contre 4175 pour l'eau.

2

Les pertes de charge : le vrai poste, et il se joue à −15 °C

À 20 °C, le mélange est 3,54 fois plus visqueux que l'eau. Et cet écart explose au froid : la viscosité du MPG 35 % est multipliée par 6,08 entre 20 et −15 °C (3,551 → 21,591 mPa·s). Le point de fonctionnement qui dimensionne le circulateur d'une boucle solaire ou d'une sonde géothermique n'est donc pas le régime nominal, mais le démarrage à froid.

Nombre de Reynolds

Re = v × D / ν

Re : sans dimension · v : vitesse moyenne (m/s) · D : diamètre intérieur (m) · ν = μ/ρ : viscosité cinématique (m²/s), soit 3,46 × 10⁻⁶ m²/s à 20 °C contre 1,00 × 10⁻⁶ pour l'eau. À vitesse et diamètre égaux, le Reynolds du mélange est donc 3,4 fois plus faible — un réseau calculé turbulent à l'eau peut basculer en laminaire à froid.

3

L'échange thermique : −25,3 % de conductivité

À 20 °C, la conductivité thermique du mélange vaut 0,447 W/m·K contre 0,598 W/m·K pour l'eau, soit 25,3 % de moins. Combinée à la viscosité plus élevée — qui dégrade le coefficient d'échange côté fluide — elle impose de sélectionner échangeurs, batteries et évaporateurs sur les propriétés réelles du mélange, jamais sur celles de l'eau. Les fabricants publient pour cela des coefficients de correction par concentration et par température.

4

La dilatation : à reprendre au vase d'expansion

Entre le remplissage à froid et le régime de service, le mélange se dilate un peu plus que l'eau : la masse volumique passe de 1042 kg/m³ à −15 °C à 999 kg/m³ à 60 °C, soit 4,30 % de volume supplémentaire. Ce volume doit être absorbé par le vase d'expansion, dimensionné sur la plage réelle de température du circuit — et non sur celle de l'eau, puisque le mélange descend jusqu'à −15 °C et au-delà.

MPG ou MEG à 35 % : chacun gagne sur un terrain

L'idée reçue veut que le monoéthylène glycol soit « le meilleur caloporteur ». Comparées ligne à ligne, les deux tables du site au même dosage disent quelque chose de plus nuancé.

  • Sur le transport de chaleur, le MPG l'emporte. Sa chaleur massique dépasse de 6,2 % celle du MEG 35 % (3807 contre 3584 J/kg·K), et le produit ρ × Cp suit : 3906 contre 3778 kJ/m³·K. Pour la même puissance, le circuit au MPG demande 6,9 % de débit en plus que l'eau, contre 10,5 % pour le MEG. Le MEG est plus dense (1054 contre 1026 kg/m³), mais cette densité ne rattrape pas son déficit de chaleur massique.
  • Sur l'hydraulique, le MEG l'emporte, et c'est au froid que ça se joue. À −15 °C, le MPG 35 % est 1,97 fois plus visqueux que le MEG 35 %. Le rapport tombe à 1,72 à −5 °C, 1,61 à 0 °C, 1,44 à 10 °C, 1,31 à 20 °C, 1,13 à 40 °C, puis les deux fluides se rejoignent vers 65 °C. C'est donc le circulateur d'une boucle extérieure, et lui seul, qui paie le choix du MPG.
  • Sur l'échange et la protection, le MEG garde une courte avance. Il conduit la chaleur 3,2 % mieux à 20 °C (0,462 contre 0,447 W/m·K) et protège environ 2,5 K plus bas au même dosage — le même fabricant annonce −16 °C à 30 % et −25 °C à 40 %, soit −20,5 °C par interpolation à 35 %. L'explication est moléculaire : la dépression du point de congélation dépend du nombre de molécules dissoutes, et le propylène glycol est plus lourd (76,1 contre 62,1 g/mol). À volume égal, il en apporte moins.
  • Le contact tranche. L'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion — mention de danger H302 (INRS, fiche toxicologique n° 25). Le propylène glycol est, lui, autorisé comme additif alimentaire (E 1520), avec une dose journalière admissible de 25 mg/kg de poids corporel réaffirmée par l'EFSA en 2018. Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec une eau potable, un process alimentaire ou un bassin, c'est le monopropylène glycol qui s'impose — et si la question ne se pose pas, la table MEG 35 % reste le terme de comparaison.

30, 35 ou 40 % : ce que change un palier

Le 35 % est le palier central des trois tables MPG du site. Voici ce que coûte, mesuré à 20 °C entre tables voisines, chaque cran de 5 points de concentration.

  • Sur l'échange et le transport, c'est marginal. Passer de 30 à 35 % fait perdre 1,55 % de chaleur massique et 4,49 % de conductivité thermique, pour 0,39 % de masse volumique gagnée ; le débit à faire circuler n'augmente que de 1,2 %. Le cran suivant, de 35 à 40 %, coûte exactement le même ordre de grandeur.
  • Sur l'hydraulique, c'est net et régulier. Chaque palier de 5 points multiplie la viscosité par 1,20 à 20 °C — et davantage à froid. C'est le circulateur, et non l'échangeur, qui encaisse le surdosage, au moment le plus défavorable.
  • Ce que le palier achète. 4 K de protection à chaque cran : −14 °C à 30 %, −18 °C à 35 %, −22 °C à 40 %. La règle pratique tient en une phrase : caler le dosage sur la température minimale réellement atteinte par le fluide, pas sur celle de l'air. Si 30 % suffit, la table MPG 30 % donne les propriétés correspondantes ; pour un froid plus sévère, voyez la table MPG 40 %.

Contrôler la concentration en service

La concentration se vérifie au réfractomètre, gradué pour le glycol employé — une échelle MEG lue sur un mélange MPG donne un résultat faux, et l'erreur va dans le sens dangereux. Un densimètre convient également, la masse volumique du mélange étant une fonction monotone de la concentration ; c'est précisément ce que la colonne ρ de cette table permet de faire, en lisant à l'envers la densité mesurée à température connue. Attention toutefois : le MPG n'alourdit le mélange que de 2,8 % à 35 %, la lecture densimétrique y est donc peu sensible, et le réfractomètre reste le bon outil.

Le contrôle ne s'arrête pas là. Ce qui met fin à la vie d'un mélange n'est presque jamais la disparition du glycol, mais l'épuisement des inhibiteurs de corrosion : le fluide s'acidifie et attaque les métaux du circuit. Le pH et la réserve d'alcalinité font donc partie du contrôle périodique, au même titre que la concentration — et sur une installation solaire, où la stagnation estivale cuit le fluide, c'est même le contrôle principal.

Comment ces valeurs sont vérifiées

La table est couverte par une suite de 28 tests automatisés. Le principe : elle est comparée à des références externes réimplémentées indépendamment du moteur — jamais à ses propres sorties. Les écarts ci-dessous sont ceux que les tests mesurent réellement.

  • Pression de vapeur — loi de Raoult et IAPWS-IF97. C'est le contrôle le plus complet. La fraction molaire d'eau du mélange (0,883) est recalculée à partir des seules masses molaires et masses volumiques des corps purs, puis multipliée par la pression de saturation de l'eau pure donnée par l'équation de la région 4 d'IAPWS-IF97, réécrite avec ses dix coefficients. Sur les 35 lignes de 0 à 170 °C, la table se tient entre +0,22 % et +1,13 % de cette référence. C'est la constance de ce biais sur 170 kelvins, bien plus que sa valeur, qui exclut une erreur de modèle ou d'unité.
  • Conversions d'unités — définitions exactes. Chaque colonne secondaire doit être la conversion de la colonne principale : 1 kcal = 4186,8 J, 1 kcal/(h·m·°C) = 1,163 W/(m·K), 1 Pa·s = 3600 kg/(m·h), et la pression relative doit valoir la pression absolue moins 1,01325 bar. Les 38 lignes passent : l'écart maximal est de 8,2·10⁻⁴ kcal/kg·°C sur le Cp et 9,3·10⁻⁴ kcal/h·m·°C sur λ, soit moins d'une unité du dernier chiffre affiché. C'est le contrôle qui attrape une coquille de saisie.
  • Encadrement par les deux dosages voisins. Le 35 % est le palier central : à chaque température commune, il doit se placer au-dessus du 30 % et en dessous du 40 % sur la masse volumique et la viscosité, et l'inverse sur la chaleur massique et la conductivité. L'encadrement complet est vérifié de −15 à 110 °C ; sur Cp et λ, il tient sur la totalité de la plage. Trois tables saisies indépendamment se contrôlent ainsi l'une l'autre — une erreur sur une ligne casse cet ordre.

Références

  • IAPWS R7-97(2012)Revised Release on the IAPWS Industrial Formulation 1997 for the Thermodynamic Properties of Water and Steam, International Association for the Properties of Water and Steam (révision du 29 mai 2018). Sa région 4 fournit l'équation de saturation de l'eau pure utilisée comme étalon de la colonne pression de vapeur.
  • NIST Chemistry WebBook, SRD 69Propylene glycol (1,2-propanediol), National Institute of Standards and Technology. Fiche de référence du corps pur : formule C₃H₈O₂, CAS 57-55-6, masse molaire 76,0944 g/mol — la valeur utilisée pour calculer la fraction molaire du mélange. webbook.nist.gov
  • Glysofor — fiches produits Glysofor L (monopropylène glycol) et Glysofor N (monoéthylène glycol), consultées le 24 août 2026. Source du tableau de protection antigel reproduit plus haut, du plancher de 25 % en volume sous lequel l'efficacité des inhibiteurs de corrosion n'est plus garantie, et du terme de comparaison MEG/MPG à formulation et méthode constantes. glysofor.de
  • EFSARe-evaluation of propane-1,2-diol (E 1520) as a food additive, EFSA Journal, 5 avril 2018 (doi : 10.2903/j.efsa.2018.5235). Source du statut d'additif alimentaire et de la dose journalière admissible de 25 mg/kg de poids corporel et par jour, établie en 1996 et maintenue par cette réévaluation. efsa.onlinelibrary.wiley.com
  • INRS — Fiche toxicologique n° 226, « Propylène-glycol » (février 2020). Institut national de recherche et de sécurité. Fiche de référence de la substance (CAS 57-55-6) : propriétés physico-chimiques, effets sur la santé et précautions d'emploi. inrs.fr
  • INRS — Fiche toxicologique n° 25, « Éthylène-glycol » (mise à jour d'août 2023). Source de la mention de danger H302 citée pour le monoéthylène glycol, qui départage les deux familles. inrs.fr
  • CRC Handbook of Chemistry and Physics — propriétés des corps purs à 20 °C employées comme étalons de mélange : propylène glycol (ρ 1036 kg/m³, Cp 2507 J/kg·K, λ 0,200 W/m·K) et eau (998,2 kg/m³, 4182 J/kg·K, 0,598 W/m·K, 1,002 mPa·s).
  • Celsius ProcessCaractéristiques physiques des fluides thermiques, fiche « MPG 35 % » (PDF mis en ligne en janvier 2020). Table constructeur au même format que celle-ci, utile pour recouper une ligne. Le document est un PDF image : il se lit à l'écran, mais son contenu n'est pas extractible automatiquement.

Questions fréquentes

Un mélange à 35 % de monopropylène glycol en volume protège de la prise en glace jusqu'aux alentours de −18 °C. Les dosages voisins donnent −11 °C à 25 %, −14 °C à 30 %, −22 °C à 40 %, −26 °C à 45 % et −32 °C à 50 %. La valeur exacte dépend de la formulation : les fluides du commerce contiennent des inhibiteurs de corrosion qui déplacent légèrement le point de congélation, et la fiche technique du produit fait foi. Deux précisions utiles sur le chantier. La protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement des tubes : sous le point indiqué, le mélange forme d'abord une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés. Et à dosage égal, le monoéthylène glycol descend plus bas — le même fabricant annonce −16 °C à 30 % et −25 °C à 40 %, soit −20,5 °C par interpolation à 35 %, environ 2,5 K sous le monopropylène glycol.

Avec un concentré (glycol pur additivé, à diluer), le calcul est une règle de trois sur le volume total du circuit : 35 % de ce volume en concentré, le reste en eau. Pour une installation de 200 litres, cela fait 70 litres de concentré et 130 litres d'eau. Dit autrement, un bidon de 20 litres traite environ 57 litres de circuit, et un fût de 200 litres environ 570 litres. Deux pièges à éviter. Si le circuit est déjà rempli d'eau, il faut d'abord en vidanger la part correspondante — sinon la concentration finale sera très en dessous de la cible. Et si le produit acheté est un « prêt à l'emploi », il est déjà dilué : l'ajouter à de l'eau fait chuter le dosage. Le volume total du circuit s'obtient en additionnant le contenu des émetteurs, du générateur, du ballon et des canalisations ; à défaut, on le mesure au compteur pendant le remplissage. Le contrôle final se fait au réfractomètre, jamais au calcul seul.

À 20 °C, la masse volumique du monopropylène glycol à 35 % en volume vaut 1026 kg/m³ : un mètre cube de mélange pèse 1026 kg, soit 28 kg de plus que le même volume d'eau pure. Comme tous les liquides, il se dilate en chauffant — 1042 kg/m³ à −15 °C, 1036 kg/m³ à 0 °C, 1013 kg/m³ à 40 °C, 999 kg/m³ à 60 °C et 921 kg/m³ à 170 °C. Le propylène glycol pur n'est qu'à peine plus dense que l'eau (1036 contre 998 kg/m³ à 20 °C) : le mélange ne s'alourdit donc que de 2,8 %, là où le monoéthylène glycol au même dosage atteint 1054 kg/m³. En densité — le rapport sans unité à l'eau — 1026 kg/m³ se lit 1,026. C'est cette valeur, et non 1000, qu'il faut employer pour convertir un débit volumique en débit massique sur un circuit glycolé.

La chaleur massique du monopropylène glycol à 35 % vaut 3807 J/kg·K à 20 °C, soit 3,807 kJ/kg·K ou 0,909 kcal/kg·°C. Elle augmente régulièrement avec la température : 3751 J/kg·K à −15 °C, 3775 à 0 °C, 3838 à 40 °C, 3869 à 60 °C et 3898 à 80 °C. C'est 9,0 % de moins que l'eau pure à la même température : à masse égale, le mélange transporte moins d'énergie. Attention toutefois au raccourci « Cp −9 % donc débit +9 % » : ce qui compte dans un circuit est le produit ρ × Cp, et la masse volumique plus élevée du mélange en récupère une partie. La majoration de débit réellement à appliquer est de 6,9 % à 20 °C, et elle retombe à 6,2 % à 80 °C.

Le résultat surprend : sur le transport de chaleur, c'est le monopropylène glycol qui gagne. Sa chaleur massique dépasse de 6,2 % celle du monoéthylène glycol au même dosage (3807 contre 3584 J/kg·K), et le produit ρ × Cp suit — 3906 contre 3778 kJ/m³·K. Pour la même puissance, un circuit au MPG 35 % demande 6,9 % de débit en plus que l'eau, contre 10,5 % pour le MEG 35 %. Le MEG reprend l'avantage ailleurs, et surtout à froid. À −15 °C, le MPG 35 % est 1,97 fois plus visqueux ; le rapport tombe à 1,61 à 0 °C, 1,31 à 20 °C, 1,13 à 40 °C, et les deux fluides se rejoignent vers 65 °C. Le MEG conduit aussi un peu mieux la chaleur (0,462 contre 0,447 W/m·K à 20 °C, soit 3,2 % de mieux) et protège environ 2 K plus bas au même dosage. Le choix se tranche donc sur le contact : l'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion (mention de danger H302 ; INRS, fiche toxicologique n° 25), tandis que le propylène glycol est un additif alimentaire autorisé (E 1520). Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec une eau potable, un process alimentaire ou un bassin, c'est le MPG.

La viscosité dynamique du MPG 35 % vaut 0,003551 Pa·s à 20 °C, soit 3,551 mPa·s ou 3,551 cP — 3,54 fois celle de l'eau pure. La viscosité cinématique correspondante est ν = μ/ρ = 3,46 mm²/s (3,46 cSt), contre 1,00 mm²/s pour l'eau. C'est la grandeur la plus sensible à la température de toute la table : 21,591 mPa·s à −15 °C, 15,702 à −10 °C, 8,883 à 0 °C, puis 3,551 à 20 °C. Entre −15 et 20 °C, elle est donc divisée par 6,08, et par 72 sur la totalité de la plage tabulée. Un circuit dimensionné sur la viscosité à 20 °C sera très en dessous de la réalité au démarrage par −15 °C : c'est le point de fonctionnement froid qui commande le choix du circulateur.

Pour transporter la même puissance avec le même écart de température, un circuit au MPG 35 % demande 6,9 % de débit en plus qu'un circuit à l'eau à 20 °C, 6,6 % à 40 °C, 6,4 % à 60 °C et 6,2 % à 80 °C. La majoration diminue quand la température monte, parce que la chaleur massique du mélange se rapproche de celle de l'eau. Ce chiffre reste inférieur au déficit de chaleur massique (9,0 %) parce que le débit dépend du produit ρ × Cp et non du seul Cp : le mélange est plus dense, ce qui compense environ un quart de l'écart. En volumique, cela donne 3906 kJ/m³·K pour le MPG 35 % contre 4175 pour l'eau. C'est le débit majoré qu'il faut ensuite reporter sur la courbe du circulateur — sans oublier que les pertes de charge, elles, augmentent bien davantage.

Cette table est établie pour 35 % en volume, la convention des fiches techniques de fluides caloporteurs et des réfractomètres de chantier. Comme le propylène glycol pur (1036 kg/m³) est à peine plus dense que l'eau, 35 % en volume correspond à 35,9 % en masse : les deux échelles sont presque confondues, alors que l'écart dépasse 2 points sur le monoéthylène glycol. Sur une installation en service, la concentration se contrôle au réfractomètre — l'appareil doit être gradué pour le bon glycol, une échelle MEG lue sur un mélange MPG donnant un résultat faux. Le contrôle porte aussi sur le pH et la réserve d'alcalinité : c'est l'épuisement des inhibiteurs, pas la disparition du glycol, qui met fin à la vie d'un mélange.

C'est même son terrain le plus courant. Les fabricants de fluides caloporteurs au monopropylène glycol citent explicitement les capteurs solaires, les sondes géothermiques, les pompes à chaleur et les planchers chauffants parmi les applications visées, et le palier de 35 % correspond aux climats où le fluide extérieur descend vers −15 °C sans aller plus bas. Deux réserves à connaître. Sur une installation solaire thermique, c'est la stagnation qui use le fluide, pas le gel : un capteur à l'arrêt en plein été peut dépasser largement le haut de la plage tabulée, et le glycol s'y dégrade en produits acides. Le contrôle annuel porte donc autant sur le pH et la réserve d'alcalinité que sur le point de congélation. Et le fluide vieilli se remplace, il ne se corrige pas à l'appoint d'eau. Sur une sonde géothermique enterrée, à l'inverse, la température reste stable et modérée : c'est la viscosité au démarrage qui dimensionne le circulateur.

Ressources et liens utiles