Fluides

MPG 30 % — propylène glycol à 30 % en volume

Protection ≈ −14 °C · propriétés thermophysiques de −10 à 175 °C, par pas de 5 °C.

Recherche par température
°C

Valeurs disponibles : −10 à 175 °C (multiples de 5).

Résultats à 20 °CTable
Masse volumique1022kg/m³
Chaleur spécifique3867J/kg·K0.924kcal/kg·°C
Viscosité dynamique0.00296222Pa·s10.664kg/m·h
Conductivité thermique0.468W/m·K0.403kcal/h·m·°C
Pression de vapeur2125Pa (abs)
Tableau completPropriétés du monopropylène glycol (MPG) à 30 % en volume38 points · −10175 °C
Température θtemperatureMasse volum. ρdensityChaleur spécifique Cpspecific heatViscosité dynamique μdynamic viscosityConductivité therm. λthermal conductivityPression de vapeur Psvapor pressure
°Ckg/m³J/kg·Kkcal/kg·°CPa·skg/m·hW/m·Kkcal/h·m·°CPa (abs)bar (rel)
-10103538290.9150.012117843.6240.4450.382259
-5103338350.9160.0091469432.9290.4490.386382
0103138410.9180.0070486125.3750.4530.39554
5102938470.9190.0055355619.9280.4570.393792
10102738540.9210.0044241715.9270.4610.3961115
15102538600.9220.0035933312.9360.4650.41549
20102238670.9240.0029622210.6640.4680.4032125
25101938730.9250.002475838.9130.4720.4062880-0.98
30101638790.9270.002095837.5450.4760.4093859-0.97
35101338860.9280.0017956.4620.4790.4125116-0.96
40101038920.930.001554175.5950.4820.4156712-0.95
45100738990.9310.001359444.8940.4860.4188721-0.93
50100439050.9330.001200284.3210.4890.4211227-0.9
55100039110.9350.001069173.8490.4920.42314326-0.87
6099739180.9360.000963.4560.4950.42618129-0.83
6599439240.9380.0008683333.1260.4980.42822760-0.79
7099039300.9390.0007911112.8480.5010.43128359-0.73
7598739360.9410.0007255562.6120.5040.43335080-0.66
8098339430.9420.0006694442.410.5070.43643097-0.58
8598039490.9430.0006213892.2370.5090.43852601-0.49
9097639550.9450.0005797222.0870.5120.4463799-0.38
9597339610.9460.0005436111.9570.5150.44376920-0.24
10096939660.9480.0005119441.8430.5170.44592212-0.09
10596639720.9490.0004844441.7440.520.4471099420.09
11096239780.950.000461.6560.5220.4491304000.29
11595939840.9520.0004388891.580.5240.4511538930.53
12095539890.9530.000421.5120.5270.4531807530.79
12595239950.9540.0004033331.4520.5290.4552113331.1
13094840000.9560.0003883331.3980.5310.4572460061.45
13594540060.9570.0003752781.3510.5330.4592851671.84
14094140110.9580.0003636111.3090.5360.4613292342.28
14593840160.960.0003530561.2710.5380.4633786462.77
15093540220.9610.0003438891.2380.540.4644338653.33
15593140270.9620.0003355561.2080.5420.4664953733.94
16092840320.9630.0003283331.1820.5440.4685636744.62
16592540370.9640.0003216671.1580.5460.4696392955.38
17092140420.9660.0003158331.1370.5480.4717227846.21
17591840470.9670.0003108331.1190.550.4738147097.13

Masse volumique, chaleur massique, viscosité dynamique, conductivité thermique et pression de vapeur du monopropylène glycol à 30 % en volume dans l'eau, tabulées de −10 à 175 °C — le dosage courant des circuits de froid agroalimentaires, des brasseries et des caves, où le fluide peut voisiner un produit consommable.

Mis à jour le

Qu'est-ce que le MPG à 30 % ?

Le monopropylène glycol (MPG, propane-1,2-diol, CAS 57-55-6) est l'antigel des circuits fermés où le fluide peut entrer en contact avec une eau potable ou un produit consommable. Mélangé à l'eau, il abaisse le point de congélation et relève le point d'ébullition du caloporteur, exactement comme le monoéthylène glycol — mais sans le risque toxicologique de ce dernier. Ne confondez pas les deux sigles : MPG = propylène, MEG = éthylène. Si vous cherchiez le second, la table MEG 30 % donne les propriétés correspondantes.

Le 30 % s'entend en volume, convention des fiches techniques de fluides et des réfractomètres de chantier : 30 litres de glycol pur pour 70 litres d'eau. Comme le propylène glycol pur n'est qu'à peine plus dense que l'eau (1036 contre 998 kg/m³ à 20 °C), cela représente 30,8 % en masse : les deux échelles sont presque confondues, ce qui n'est pas le cas sur le MEG.

C'est le premier palier réellement courant de la gamme, celui des installations qu'un hiver ordinaire suffit à protéger :

  • circuits de froid des brasseries, laiteries, caves et process agroalimentaires, où le contact avec la denrée est possible ;
  • groupes de production d'eau glacée et boucles de climatisation dont l'aérocondenseur est en extérieur ;
  • réseaux et dépendances mis simplement hors gel, locaux techniques non chauffés, chaufferies en toiture ;
  • installations de chauffage et planchers chauffants sous un climat tempéré, sans exposition prolongée au grand froid.

Protection antigel : quel pourcentage de monopropylène glycol ?

La dépression du point de congélation croît avec la concentration, mais pas proportionnellement : elle avance de 3 à 4 K tous les 5 points jusqu'à 45 %, puis de 6 K sur le dernier palier. Voici les valeurs publiées par un fabricant de fluides caloporteurs au monopropylène glycol.

MPG (% en volume)Point de congélation
25 %−11 °C
30 % — cette table−14 °C
35 %−18 °C
40 %−22 °C
45 %−26 °C
50 %−32 °C

Trois précautions de lecture.

  • Ces valeurs sont celles d'un fluide formulé. Les inhibiteurs de corrosion déplacent le point de quelques dixièmes de degré d'une marque à l'autre : la fiche technique du produit installé fait foi.
  • La protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement des tubes. Sous le point indiqué, le mélange forme d'abord une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés avant de figer réellement.
  • Il existe aussi un plancher bas, et il n'a rien à voir avec le gel : sous 25 % en volume, le fabricant cité ne garantit plus l'efficacité des inhibiteurs de corrosion contenus dans le fluide. Sur ce palier de 30 %, il ne reste que 5 points de marge — c'est le dosage courant le plus proche de cette limite, et la raison pour laquelle un appoint d'eau ne s'y improvise pas.

Combien de litres d'antigel pour obtenir 30 % ?

C'est la question qui précède la lecture de la table. Avec un concentré — le glycol additivé vendu pur, à diluer — le dosage est une simple règle de trois sur le volume total du circuit.

Volume de concentré à verser

Vg = V × c / 100

Vg : volume de concentré au monopropylène glycol (L) · V : volume total du circuit, émetteurs, générateur, ballon et canalisations compris (L) · c : concentration visée en volume (%), soit 30 pour cette table. Le complément V − Vg est le volume d'eau.

Pour une installation de 200 litres, cela donne 60 litres de concentré et 140 litres d'eau. Vu depuis le bidon : 20 litres traitent environ 67 litres de circuit, et un fût de 200 litres environ 670 litres. Trois erreurs classiques annulent ce calcul.

  • Le circuit est déjà plein d'eau. Ajouter 60 litres de concentré à 200 litres d'eau ne donne pas 30 %, mais 23 % — et un circuit en surpression. Sur ce palier, l'erreur est doublement pénalisante : 23 % passe sous le plancher de 25 % des inhibiteurs, et le circuit se retrouve mal protégé du gel comme de la corrosion. Il faut vidanger la part correspondante avant l'appoint.
  • Le produit acheté est un « prêt à l'emploi ». Il est déjà dilué, souvent autour de 30 à 35 % : on le verse tel quel, sans eau d'appoint, sous peine de tomber à la moitié du dosage visé.
  • Le volume du circuit est estimé au doigt mouillé. Il s'additionne poste par poste, ou se mesure au compteur pendant le remplissage. Et quel que soit le calcul, le contrôle final se fait au réfractomètre une fois le circuit brassé.

Les cinq grandeurs de la table

Toutes les valeurs sont données pour du monopropylène glycol à 30 % en volume dans l'eau. La température est le seul paramètre d'entrée, de −10 à 175 °C par pas de 5 °C. Les valeurs citées ci-dessous sont celles de la ligne 20 °C.

  • Masse volumique ρ (kg/m³) — 1022 kg/m³ à 20 °C, soit une densité de 1,022. Elle décroît régulièrement avec la température, de 1035 kg/m³ à −10 °C jusqu'à 918 kg/m³ à 175 °C. C'est elle qui convertit un débit volumique en débit massique.
  • Chaleur massique Cp (J/kg·K) — 3867 J/kg·K, soit 3,867 kJ/kg·K ou 0,924 kcal/kg·°C. Contrairement à l'eau, dont le Cp est quasi constant, celui du mélange croît nettement avec la température : de 3829 J/kg·K à −10 °C à 4047 J/kg·K à 175 °C.
  • Viscosité dynamique μ (Pa·s) — 0,002962 Pa·s, soit 2,962 mPa·s ou 2,962 cP. La viscosité cinématique correspondante vaut ν = μ/ρ = 2,90 mm²/s (2,90 cSt). C'est la grandeur la plus sensible à la température : elle est divisée par 39 entre −10 et 175 °C.
  • Conductivité thermique λ (W/m·K) — 0,468 W/m·K, soit 0,403 kcal/h·m·°C. C'est la plus stable des cinq : elle ne gagne que 23,6 % sur les 185 kelvins de la plage, de 0,445 W/m·K à −10 °C à 0,550 W/m·K à 175 °C. La raison est physique — la conductivité de l'eau croît avec la température, celle du glycol pur décroît, et les deux effets se compensent en partie.
  • Pression de vapeur Ps (Pa abs.) — 2125 Pa. La colonne relative, exprimée en bar par rapport à l'atmosphère normale (1,01325 bar), reste négative jusqu'à 100 °C et change de signe à 105 °C : c'est là que le mélange bouillirait à l'air libre.

Ce que le glycol change par rapport à l'eau

À 30 %, les écarts à l'eau ne sont plus des corrections de second ordre : ils dimensionnent le circuit. Et celui qui compte le plus n'est pas celui auquel on pense.

1

Le débit à majorer : +5,6 %, pas +7,5 %

À 20 °C, la chaleur massique du MPG 30 % est inférieure de 7,5 % à celle de l'eau. Mais le débit nécessaire pour transporter une puissance donnée dépend du produit ρ × Cp, et la masse volumique du mélange est supérieure de 2,4 % : elle récupère environ un quart du déficit. La majoration réelle est de +5,6 % à 20 °C, et elle décroît avec la température — +5,5 % à 40 °C, +5,3 % à 60 °C, +5,2 % à 80 °C.

Débit volumique d'un circuit glycolé

qv = 3600 × P / (ρ × Cp × ΔT)

qv : débit volumique (m³/h) · P : puissance transportée (kW) · ρ : masse volumique du mélange à la température de service (kg/m³) · Cp : chaleur massique (kJ/kg·K) · ΔT : écart départ/retour (K). À 20 °C, ρ·Cp vaut 3952 kJ/m³·K pour le MPG 30 % contre 4175 pour l'eau.

2

Les pertes de charge : le vrai poste, et il se joue au démarrage

À 20 °C, le mélange est 2,95 fois plus visqueux que l'eau. Et cet écart se creuse au froid : la viscosité du MPG 30 % est multipliée par 4,09 entre 20 et −10 °C (2,962 → 12,118 mPa·s). Le point de fonctionnement qui dimensionne le circulateur d'une boucle extérieure ou d'un aérocondenseur n'est donc pas le régime nominal, mais le démarrage à froid.

Nombre de Reynolds

Re = v × D / ν

Re : sans dimension · v : vitesse moyenne (m/s) · D : diamètre intérieur (m) · ν = μ/ρ : viscosité cinématique (m²/s), soit 2,90 × 10⁻⁶ m²/s à 20 °C contre 1,00 × 10⁻⁶ pour l'eau. À vitesse et diamètre égaux, le Reynolds du mélange est donc 2,9 fois plus faible — un réseau calculé turbulent à l'eau peut basculer en laminaire à froid.

3

L'échange thermique : −21,7 % de conductivité

À 20 °C, la conductivité thermique du mélange vaut 0,468 W/m·K contre 0,598 W/m·K pour l'eau, soit 21,7 % de moins. Combinée à la viscosité plus élevée — qui dégrade le coefficient d'échange côté fluide — elle impose de sélectionner échangeurs, batteries et évaporateurs sur les propriétés réelles du mélange, jamais sur celles de l'eau. Les fabricants publient pour cela des coefficients de correction par concentration et par température.

4

La dilatation : à reprendre au vase d'expansion

Entre le remplissage à froid et le régime de service, le mélange se dilate un peu plus que l'eau : la masse volumique passe de 1035 kg/m³ à −10 °C à 997 kg/m³ à 60 °C, soit 3,81 % de volume supplémentaire. Ce volume doit être absorbé par le vase d'expansion, dimensionné sur la plage réelle de température du circuit — et non sur celle de l'eau, puisque le mélange descend jusqu'à −10 °C et au-delà.

MPG ou MEG à 30 % : chacun gagne sur un terrain

L'idée reçue veut que le monoéthylène glycol soit « le meilleur caloporteur ». Comparées ligne à ligne, les deux tables du site au même dosage disent quelque chose de plus nuancé. Le 30 % est d'ailleurs le seul palier où le fabricant cité publie les deux familles : la comparaison de protection s'y fait sans interpolation.

  • Sur le transport de chaleur, le MPG l'emporte. Sa chaleur massique dépasse de 5,3 % celle du MEG 30 % (3867 contre 3672 J/kg·K), et le produit ρ × Cp suit : 3952 contre 3841 kJ/m³·K. Pour la même puissance, le circuit au MPG demande 5,6 % de débit en plus que l'eau, contre 8,7 % pour le MEG. Le MEG est plus dense (1046 contre 1022 kg/m³), mais cette densité ne rattrape pas son déficit de chaleur massique.
  • Sur l'hydraulique, le MEG l'emporte, et c'est au froid que ça se joue. À −10 °C, le MPG 30 % est 1,68 fois plus visqueux que le MEG 30 %. Le rapport tombe à 1,59 à −5 °C, 1,51 à 0 °C, 1,37 à 10 °C, 1,26 à 20 °C et 1,12 à 40 °C. C'est donc le circulateur d'une boucle extérieure, et lui seul, qui paie le choix du MPG.
  • Sur l'échange et la protection, le MEG garde une courte avance. Sur la plage froide où se décide le choix d'un antigel, il conduit la chaleur 2,5 % mieux à 20 °C (0,480 contre 0,468 W/m·K) et protège 2 K plus bas au même dosage — le même fabricant annonce −16 °C à 30 % contre −14 °C pour le monopropylène glycol. L'explication est moléculaire : la dépression du point de congélation dépend du nombre de molécules dissoutes, et le propylène glycol est plus lourd (76,1 contre 62,1 g/mol). À volume égal, il en apporte moins.
  • Le contact tranche. L'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion — mention de danger H302 (INRS, fiche toxicologique n° 25). Le propylène glycol est, lui, autorisé comme additif alimentaire (E 1520), avec une dose journalière admissible de 25 mg/kg de poids corporel réaffirmée par l'EFSA en 2018. Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec une eau potable, un process alimentaire ou un bassin, c'est le monopropylène glycol qui s'impose — et si la question ne se pose pas, la table MEG 30 % reste le terme de comparaison.

30, 35 ou 40 % : ce que change un palier

Le 30 % est le palier le plus dilué des trois tables MPG du site. Voici ce que coûte, mesuré à 20 °C entre tables voisines, le cran de 5 points suivant.

  • Sur l'échange et le transport, c'est marginal. Passer de 30 à 35 % fait perdre 1,55 % de chaleur massique et 4,49 % de conductivité thermique, pour 0,39 % de masse volumique gagnée ; le débit à faire circuler n'augmente que de 1,2 %. Le cran suivant, de 35 à 40 %, coûte exactement le même ordre de grandeur.
  • Sur l'hydraulique, c'est net et régulier. Chaque palier de 5 points multiplie la viscosité par 1,20 à 20 °C — et par 1,30 à −10 °C, c'est-à-dire davantage au moment le plus défavorable. C'est le circulateur, et non l'échangeur, qui encaisse le surdosage.
  • Ce que le palier achète. 4 K de protection à chaque cran : −14 °C à 30 %, −18 °C à 35 %, −22 °C à 40 %. La règle pratique tient en une phrase : caler le dosage sur la température minimale réellement atteinte par le fluide, pas sur celle de l'air. Si l'installation voit régulièrement −15 °C, la table MPG 35 % donne les propriétés correspondantes ; pour un froid plus sévère, voyez la table MPG 40 %.

Contrôler la concentration en service

La concentration se vérifie au réfractomètre, gradué pour le glycol employé — une échelle MEG lue sur un mélange MPG donne un résultat faux, et l'erreur va dans le sens dangereux. Un densimètre convient également, la masse volumique du mélange étant une fonction monotone de la concentration ; c'est précisément ce que la colonne ρ de cette table permet de faire, en lisant à l'envers la densité mesurée à température connue. Attention toutefois : le MPG n'alourdit le mélange que de 2,4 % à 30 %, la lecture densimétrique y est donc peu sensible, et le réfractomètre reste le bon outil.

Le contrôle ne s'arrête pas là. Ce qui met fin à la vie d'un mélange n'est presque jamais la disparition du glycol, mais l'épuisement des inhibiteurs de corrosion : le fluide s'acidifie et attaque les métaux du circuit. Le pH et la réserve d'alcalinité font donc partie du contrôle périodique, au même titre que la concentration — et sur un palier à 30 %, où la marge au-dessus du plancher de 25 % n'est que de 5 points, c'est la dérive de concentration vers le bas qu'il faut surveiller en priorité, notamment après tout appoint d'eau.

Comment ces valeurs sont vérifiées

La table est couverte par une suite de 28 tests automatisés. Le principe : elle est comparée à des références externes réimplémentées indépendamment du moteur — jamais à ses propres sorties. Les écarts ci-dessous sont ceux que les tests mesurent réellement.

  • Pression de vapeur — loi de Raoult et IAPWS-IF97. C'est le contrôle le plus complet. La fraction molaire d'eau du mélange (0,905) est recalculée à partir des seules masses molaires et masses volumiques des corps purs, puis multipliée par la pression de saturation de l'eau pure donnée par l'équation de la région 4 d'IAPWS-IF97, réécrite avec ses dix coefficients. Sur les 36 lignes de 0 à 175 °C, la table se tient entre +0,19 % et +0,90 % de cette référence. C'est la constance de ce biais sur 175 kelvins, bien plus que sa valeur, qui exclut une erreur de modèle ou d'unité.
  • Conversions d'unités — définitions exactes. Chaque colonne secondaire doit être la conversion de la colonne principale : 1 kcal = 4186,8 J, 1 kcal/(h·m·°C) = 1,163 W/(m·K), 1 Pa·s = 3600 kg/(m·h), et la pression relative doit valoir la pression absolue moins 1,01325 bar. Les 38 lignes passent : l'écart maximal est de 9,0·10⁻⁴ kcal/kg·°C sur le Cp et 7,0·10⁻⁴ kcal/h·m·°C sur λ, soit moins d'une unité du dernier chiffre affiché. C'est le contrôle qui attrape une coquille de saisie.
  • Bornage par les deux dosages supérieurs. Le 30 % est le palier le plus dilué : à chaque température commune, il doit se placer sous le 35 % et le 40 % sur la masse volumique et la viscosité, et au-dessus sur la chaleur massique et la conductivité. Le classement complet est vérifié de −10 à 110 °C ; sur Cp et λ, il tient sur la totalité de la plage. Trois tables saisies indépendamment se contrôlent ainsi l'une l'autre — une erreur sur une ligne casse cet ordre.

Références

  • IAPWS R7-97(2012)Revised Release on the IAPWS Industrial Formulation 1997 for the Thermodynamic Properties of Water and Steam, International Association for the Properties of Water and Steam (révision du 29 mai 2018). Sa région 4 fournit l'équation de saturation de l'eau pure utilisée comme étalon de la colonne pression de vapeur.
  • NIST Chemistry WebBook, SRD 69Propylene glycol (1,2-propanediol), National Institute of Standards and Technology. Fiche de référence du corps pur : formule C₃H₈O₂, CAS 57-55-6, masse molaire 76,0944 g/mol — la valeur utilisée pour calculer la fraction molaire du mélange. webbook.nist.gov
  • Glysofor — fiches produits Glysofor L (monopropylène glycol) et Glysofor N (monoéthylène glycol), consultées le 24 août 2026. Source du tableau de protection antigel reproduit plus haut, du plancher de 25 % en volume sous lequel l'efficacité des inhibiteurs de corrosion n'est plus garantie, et du terme de comparaison MEG/MPG à formulation et méthode constantes — le palier de 30 % est publié pour les deux familles. glysofor.de
  • EFSARe-evaluation of propane-1,2-diol (E 1520) as a food additive, EFSA Journal, 5 avril 2018 (doi : 10.2903/j.efsa.2018.5235). Source du statut d'additif alimentaire et de la dose journalière admissible de 25 mg/kg de poids corporel et par jour, établie en 1996 et maintenue par cette réévaluation. efsa.onlinelibrary.wiley.com
  • INRS — Fiche toxicologique n° 226, « Propylène-glycol » (février 2020). Institut national de recherche et de sécurité. Fiche de référence de la substance (CAS 57-55-6) : propriétés physico-chimiques, effets sur la santé et précautions d'emploi. inrs.fr
  • INRS — Fiche toxicologique n° 25, « Éthylène-glycol » (mise à jour d'août 2023). Source de la mention de danger H302 citée pour le monoéthylène glycol, qui départage les deux familles. inrs.fr
  • CRC Handbook of Chemistry and Physics — propriétés des corps purs à 20 °C employées comme étalons de mélange : propylène glycol (ρ 1036 kg/m³, Cp 2507 J/kg·K, λ 0,200 W/m·K) et eau (998,2 kg/m³, 4182 J/kg·K, 0,598 W/m·K, 1,002 mPa·s).
  • Celsius ProcessCaractéristiques physiques des fluides thermiques, fiche « MPG 30 % » (PDF mis en ligne en janvier 2020). Table constructeur au même format que celle-ci, utile pour recouper une ligne. Le document est un PDF image : il se lit à l'écran, mais son contenu n'est pas extractible automatiquement.

Questions fréquentes

Un mélange à 30 % de monopropylène glycol en volume protège de la prise en glace jusqu'aux alentours de −14 °C. Les dosages voisins donnent −11 °C à 25 %, −18 °C à 35 %, −22 °C à 40 %, −26 °C à 45 % et −32 °C à 50 %. La valeur exacte dépend de la formulation : les fluides du commerce contiennent des inhibiteurs de corrosion qui déplacent légèrement le point de congélation, et la fiche technique du produit fait foi. Deux précisions utiles sur le chantier. La protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement des tubes : sous le point indiqué, le mélange forme d'abord une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés. Et à dosage égal, le monoéthylène glycol descend plus bas — le même fabricant annonce −16 °C à 30 %, soit 2 K sous le monopropylène glycol.

À 20 °C, la masse volumique du monopropylène glycol à 30 % en volume vaut 1022 kg/m³ : un mètre cube de mélange pèse 1022 kg, soit 24 kg de plus que le même volume d'eau pure. Comme tous les liquides, il se dilate en chauffant — 1035 kg/m³ à −10 °C, 1031 kg/m³ à 0 °C, 1010 kg/m³ à 40 °C, 997 kg/m³ à 60 °C et 918 kg/m³ à 175 °C. Le propylène glycol pur n'est qu'à peine plus dense que l'eau (1036 contre 998 kg/m³ à 20 °C) : le mélange ne s'alourdit donc que de 2,4 %, là où le monoéthylène glycol au même dosage atteint 1046 kg/m³. En densité — le rapport sans unité à l'eau — 1022 kg/m³ se lit 1,022. C'est cette valeur, et non 1000, qu'il faut employer pour convertir un débit volumique en débit massique sur un circuit glycolé.

La chaleur massique du monopropylène glycol à 30 % vaut 3867 J/kg·K à 20 °C, soit 3,867 kJ/kg·K ou 0,924 kcal/kg·°C. Elle augmente régulièrement avec la température : 3829 J/kg·K à −10 °C, 3841 à 0 °C, 3892 à 40 °C, 3918 à 60 °C et 3943 à 80 °C. C'est 7,5 % de moins que l'eau pure à la même température : à masse égale, le mélange transporte moins d'énergie. Attention toutefois au raccourci « Cp −7,5 % donc débit +7,5 % » : ce qui compte dans un circuit est le produit ρ × Cp, et la masse volumique plus élevée du mélange en récupère une partie. La majoration de débit réellement à appliquer est de 5,6 % à 20 °C, et elle retombe à 5,2 % à 80 °C.

Avec un concentré (glycol pur additivé, à diluer), le calcul est une règle de trois sur le volume total du circuit : 30 % de ce volume en concentré, le reste en eau. Pour une installation de 200 litres, cela fait 60 litres de concentré et 140 litres d'eau. Dit autrement, un bidon de 20 litres traite environ 67 litres de circuit, et un fût de 200 litres environ 670 litres. Deux pièges à éviter. Si le circuit est déjà rempli d'eau, il faut d'abord en vidanger la part correspondante — sinon la concentration finale sera très en dessous de la cible : verser 60 litres dans 200 litres d'eau donne 23 %, ce qui passe même sous le plancher de 25 % au-dessous duquel le fabricant ne garantit plus ses inhibiteurs de corrosion. Et si le produit acheté est un « prêt à l'emploi », il est déjà dilué : l'ajouter à de l'eau fait chuter le dosage. Le contrôle final se fait au réfractomètre, jamais au calcul seul.

Le résultat surprend : sur le transport de chaleur, c'est le monopropylène glycol qui gagne. Sa chaleur massique dépasse de 5,3 % celle du monoéthylène glycol au même dosage (3867 contre 3672 J/kg·K), et le produit ρ × Cp suit — 3952 contre 3841 kJ/m³·K. Pour la même puissance, un circuit au MPG 30 % demande 5,6 % de débit en plus que l'eau, contre 8,7 % pour le MEG 30 %. Le MEG reprend l'avantage au froid, là où se joue précisément le choix d'un antigel. À −10 °C, le MPG 30 % est 1,68 fois plus visqueux ; le rapport tombe à 1,51 à 0 °C, 1,26 à 20 °C et 1,12 à 40 °C. Le MEG conduit aussi un peu mieux la chaleur sur cette plage (0,480 contre 0,468 W/m·K à 20 °C, soit 2,5 % de mieux) et protège 2 K plus bas au même dosage (−16 contre −14 °C). Le choix se tranche donc sur le contact : l'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion (mention de danger H302 ; INRS, fiche toxicologique n° 25), tandis que le propylène glycol est un additif alimentaire autorisé (E 1520). Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec une eau potable, un process alimentaire ou un bassin, c'est le MPG.

La viscosité dynamique du MPG 30 % vaut 0,002962 Pa·s à 20 °C, soit 2,962 mPa·s ou 2,962 cP — 2,95 fois celle de l'eau pure. La viscosité cinématique correspondante est ν = μ/ρ = 2,90 mm²/s (2,90 cSt), contre 1,00 mm²/s pour l'eau. C'est la grandeur la plus sensible à la température de toute la table : 12,118 mPa·s à −10 °C, 9,147 à −5 °C, 7,049 à 0 °C, puis 2,962 à 20 °C. Entre −10 et 20 °C, elle est donc divisée par 4,09, et par 39 sur la totalité de la plage tabulée. Un circuit dimensionné sur la viscosité à 20 °C sera très en dessous de la réalité au démarrage par −10 °C : c'est le point de fonctionnement froid qui commande le choix du circulateur.

Pour transporter la même puissance avec le même écart de température, un circuit au MPG 30 % demande 5,6 % de débit en plus qu'un circuit à l'eau à 20 °C, 5,5 % à 40 °C, 5,3 % à 60 °C et 5,2 % à 80 °C. La majoration diminue quand la température monte, parce que la chaleur massique du mélange se rapproche de celle de l'eau. Ce chiffre reste inférieur au déficit de chaleur massique (7,5 %) parce que le débit dépend du produit ρ × Cp et non du seul Cp : le mélange est plus dense, ce qui compense environ un quart de l'écart. En volumique, cela donne 3952 kJ/m³·K pour le MPG 30 % contre 4175 pour l'eau. C'est le débit majoré qu'il faut ensuite reporter sur la courbe du circulateur — sans oublier que les pertes de charge, elles, augmentent bien davantage.

Cette table est établie pour 30 % en volume, la convention des fiches techniques de fluides caloporteurs et des réfractomètres de chantier. Comme le propylène glycol pur (1036 kg/m³) est à peine plus dense que l'eau, 30 % en volume correspond à 30,8 % en masse : les deux échelles sont presque confondues, alors que l'écart est nettement plus marqué sur le monoéthylène glycol. Sur une installation en service, la concentration se contrôle au réfractomètre — l'appareil doit être gradué pour le bon glycol, une échelle MEG lue sur un mélange MPG donnant un résultat faux. Le contrôle porte aussi sur le pH et la réserve d'alcalinité : c'est l'épuisement des inhibiteurs, pas la disparition du glycol, qui met fin à la vie d'un mélange.

C'est son terrain le plus courant. Les fabricants de fluides caloporteurs au monopropylène glycol citent explicitement le refroidissement des process alimentaires et des boissons parmi les applications visées, et le palier de 30 % correspond aux circuits de froid positif et négatif modéré d'une brasserie, d'une laiterie ou d'une cave, ainsi qu'aux installations tenues hors gel sous un hiver ordinaire. Deux réserves à connaître. Le propylène glycol est autorisé comme additif alimentaire (E 1520), mais c'est la formulation complète — glycol plus paquet d'inhibiteurs — qui décide de l'aptitude du fluide à voisiner des denrées : la fiche du produit installé fait référence, et un fluide « technique » au même glycol ne convient pas nécessairement. Ensuite, 30 % ne laisse que 5 points de marge au-dessus des 25 % en volume exigés pour que les inhibiteurs de corrosion restent efficaces : sur ce palier, un simple appoint d'eau suffit à sortir du domaine garanti par le fabricant.

Ressources et liens utiles