Fluides

Antigel MEG 35 % — monoéthylène glycol

Protection ≈ −21 °C · propriétés thermophysiques de −15 à 175 °C, par pas de 5 °C.

Recherche par température
°C

Valeurs disponibles : −15 à 175 °C (multiples de 5).

Résultats à 20 °CTable
Masse volumique1054kg/m³
Chaleur spécifique3584J/kg·K0.856kcal/kg·°C
Viscosité dynamique0.00270583Pa·s9.741kg/m·h
Conductivité thermique0.462W/m·K0.397kcal/h·m·°C
Pression de vapeur2024Pa (abs)
Tableau completPropriétés du monoéthylène glycol (MEG) à 35 % en volume39 points · −15175 °C
Température θtemperatureMasse volum. ρdensityChaleur spécifique Cpspecific heatViscosité dynamique μdynamic viscosityConductivité therm. λthermal conductivityPression de vapeur Psvapor pressure
°Ckg/m³J/kg·Kkcal/kg·°CPa·skg/m·hW/m·Kkcal/h·m·°CPa (abs)bar (rel)
-15106834980.8360.010941439.3890.4490.386165
-10106635090.8380.0085569430.8050.4510.388247
-5106535200.8410.0068105624.5180.4540.39364
0106335320.8440.0055088919.8320.4560.392528
5106135440.8470.0045227816.2820.4570.393754
10105935570.850.0037644413.5520.4590.3951062
15105735710.8530.0031730611.4230.460.3961475
20105435840.8560.002705839.7410.4620.3972024
25105235980.860.00233258.3970.4630.3982743-0.99
30105036120.8630.002031117.3120.4640.3993676-0.98
35104736270.8660.0017856.4260.4650.44873-0.96
40104536410.870.001582225.6960.4650.46394-0.95
45104236560.8730.001413615.0890.4660.4018307-0.93
50104036700.8770.00127254.5810.4670.40110695-0.91
55103736850.880.001153614.1530.4670.40213647-0.88
60103436990.8840.001052223.7880.4670.40217270-0.84
65103237140.8870.0009658333.4770.4680.40221682-0.8
70102937290.8910.0008913893.2090.4680.40327015-0.74
75102637430.8940.0008269442.9770.4680.40333419-0.68
80102337580.8980.0007708332.7750.4680.40341057-0.6
85102137720.9010.0007219442.5990.4690.40350112-0.51
90101837870.9050.0006791672.4450.4690.40360782-0.41
95101538010.9080.0006411112.3080.4690.40373285-0.28
100101338150.9110.0006077782.1880.4690.40387857-0.13
105101038290.9150.0005780562.0810.4680.4031047540.03
110100738430.9180.0005516671.9860.4680.4031242510.23
115100538570.9210.0005280561.9010.4680.4031466440.45
120100238710.9250.0005069441.8250.4680.4031722490.71
12599938840.9280.0004880561.7570.4680.4022014021
13099738980.9310.0004708331.6950.4680.4022344591.33
13599439110.9340.0004555561.640.4670.4022718011.7
14099239240.9380.0004416671.590.4670.4023138242.12
14598939370.9410.0004291671.5450.4670.4023609502.6
15098739500.9440.0004180561.5050.4670.4014136193.12
15598439630.9470.0004077781.4680.4660.4014722933.71
16098239760.950.0003983331.4340.4660.4015374544.36
16597939880.9530.000391.4040.4660.46096045.08
17097740010.9560.0003822221.3760.4650.46892675.88
17597440130.9590.0003752781.3510.4650.47769866.76

Masse volumique, chaleur massique, viscosité dynamique, conductivité thermique et pression de vapeur du monoéthylène glycol à 35 % en volume dans l'eau, tabulées de −15 à 175 °C — l'eau glycolée des boucles géothermiques, des capteurs solaires et des réseaux extérieurs mis hors gel jusqu'à −21 °C.

Mis à jour le

Qu'est-ce que l'antigel MEG à 35 % ?

Le monoéthylène glycol (MEG, éthane-1,2-diol, CAS 107-21-1) est l'antigel de référence des circuits fermés : mélangé à l'eau, il abaisse le point de congélation du caloporteur et relève son point d'ébullition. C'est le glycol le plus fluide à froid et le meilleur conducteur des deux familles employées en génie climatique. Ne confondez pas les sigles : MEG = éthylène, MPG = propylène. Si vous cherchiez le second, la table MPG 35 % donne les propriétés correspondantes.

Le 35 % s'entend en volume, convention des fiches techniques de fluides et des réfractomètres de chantier : 35 litres de glycol pur pour 65 litres d'eau. Comme l'éthylène glycol pur est nettement plus dense que l'eau (1113 contre 998 kg/m³ à 20 °C), cela représente 37,5 % en masse — un écart de plus de 2 points, qu'on ne retrouve pas sur le MPG où les deux échelles sont presque confondues.

C'est le palier des installations exposées à un hiver franc sans être polaire :

  • sondes géothermiques, boucles de pompe à chaleur eau glycolée/eau et puits canadiens hydrauliques ;
  • capteurs solaires thermiques et boucles primaires, lorsque l'échangeur ne communique pas avec une eau sanitaire ;
  • réseaux extérieurs non purgeables, dépendances et locaux mis hors gel ;
  • circuits d'eau glacée et centrales de traitement d'air dont les batteries prennent l'air extérieur.

Protection antigel : quel pourcentage de monoéthylène glycol ?

La dépression du point de congélation croît avec la concentration, mais pas proportionnellement : elle avance de 4 K entre 25 et 30 %, de 5 K par cran jusqu'à 40 %, puis de 6 K sur les deux derniers paliers. Voici les valeurs publiées pour l'éthylène glycol.

MEG (% en volume)Point de congélation
25 %−12 °C
30 %−16 °C
35 % — cette table−21 °C
40 %−26 °C
45 %−32 °C
50 %−38 °C

Trois précautions de lecture.

  • Ces valeurs sont celles d'un fluide formulé. Les inhibiteurs de corrosion déplacent le point de quelques dixièmes de degré d'une marque à l'autre : la fiche technique du produit installé fait foi. Un second éditeur, qui ne tabule pas le 35 %, place ce dosage à −20,5 °C par interpolation — les publications se rejoignent à un demi-degré près.
  • La protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement des tubes. Sous le point indiqué, le mélange forme d'abord une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés avant de figer réellement.
  • Il existe aussi un plancher bas, et il n'a rien à voir avec le gel : trop dilué, un fluide caloporteur ne porte plus assez d'inhibiteurs pour protéger les métaux du circuit. Le seuil est propre à chaque formulation et se lit sur la fiche produit, jamais sur un tableau de points de congélation.

Combien de litres d'antigel pour obtenir 35 % ?

C'est la question qui précède la lecture de la table. Avec un concentré — le glycol additivé vendu pur, à diluer — le dosage est une simple règle de trois sur le volume total du circuit.

Volume de concentré à verser

Vg = V × c / 100

Vg : volume de concentré au monoéthylène glycol (L) · V : volume total du circuit, émetteurs, générateur, ballon et canalisations compris (L) · c : concentration visée en volume (%), soit 35 pour cette table. Le complément V − Vg est le volume d'eau.

Pour une installation de 200 litres, cela donne 70 litres de concentré et 130 litres d'eau. Vu depuis le bidon : 20 litres traitent environ 57 litres de circuit, et un fût de 200 litres environ 571 litres. Trois erreurs classiques annulent ce calcul.

  • Le circuit est déjà plein d'eau. Ajouter 70 litres de concentré à 200 litres d'eau ne donne pas 35 %, mais 26 % — et un circuit en surpression. Il faut vidanger la part correspondante avant l'appoint.
  • Le produit acheté est un « prêt à l'emploi ». Il est déjà dilué, souvent autour de 35 à 40 % : on le verse tel quel, sans eau d'appoint, sous peine de tomber à la moitié du dosage visé.
  • Le volume du circuit est estimé au doigt mouillé. Il s'additionne poste par poste, ou se mesure au compteur pendant le remplissage. Et quel que soit le calcul, le contrôle final se fait au réfractomètre une fois le circuit brassé.

Les cinq grandeurs de la table

Toutes les valeurs sont données pour du monoéthylène glycol à 35 % en volume dans l'eau. La température est le seul paramètre d'entrée, de −15 à 175 °C par pas de 5 °C. Les valeurs citées ci-dessous sont celles de la ligne 20 °C.

  • Masse volumique ρ (kg/m³) — 1054 kg/m³ à 20 °C, soit une densité de 1,054. Elle décroît régulièrement avec la température, de 1068 kg/m³ à −15 °C jusqu'à 974 kg/m³ à 175 °C. C'est elle qui convertit un débit volumique en débit massique.
  • Chaleur massique Cp (J/kg·K) — 3584 J/kg·K, soit 3,584 kJ/kg·K ou 0,856 kcal/kg·°C. Contrairement à l'eau, dont le Cp est quasi constant, celui du mélange croît nettement avec la température : de 3498 J/kg·K à −15 °C à 4013 J/kg·K à 175 °C.
  • Viscosité dynamique μ (Pa·s) — 0,002706 Pa·s, soit 2,706 mPa·s ou 2,706 cP. La viscosité cinématique correspondante vaut ν = μ/ρ = 2,57 mm²/s (2,57 cSt). C'est la grandeur la plus sensible à la température : elle est divisée par 29 entre −15 et 175 °C.
  • Conductivité thermique λ (W/m·K) — 0,462 W/m·K, soit 0,397 kcal/h·m·°C. C'est la plus stable des cinq : elle passe par un maximum de 0,469 W/m·K sur le plateau 85-100 °C, et l'écart entre ce sommet et le point le plus bas de la plage ne dépasse pas 4,3 %. La raison est physique — la conductivité de l'eau croît avec la température, celle du glycol pur décroît, et les deux effets finissent par se compenser puis s'inverser.
  • Pression de vapeur Ps (Pa abs.) — 2024 Pa. La colonne relative, exprimée en bar par rapport à l'atmosphère normale (1,01325 bar), reste négative jusqu'à 100 °C et change de signe à 105 °C : c'est là que le mélange bouillirait à l'air libre.

Ce que le glycol change par rapport à l'eau

À 35 %, les écarts à l'eau ne sont plus des corrections de second ordre : ils dimensionnent le circuit. Et celui qui compte le plus n'est pas celui auquel on pense.

1

Le débit à majorer : +10,5 %, pas +14,3 %

À 20 °C, la chaleur massique du MEG 35 % est inférieure de 14,3 % à celle de l'eau. Mais le débit nécessaire pour transporter une puissance donnée dépend du produit ρ × Cp, et la masse volumique du mélange est supérieure de 5,6 % : elle récupère environ un quart du déficit. La majoration réelle est de +10,5 % à 20 °C, et elle décroît avec la température — +9,0 % à 40 °C, +7,6 % à 60 °C, +6,0 % à 80 °C.

Débit volumique d'un circuit glycolé

qv = 3600 × P / (ρ × Cp × ΔT)

qv : débit volumique (m³/h) · P : puissance transportée (kW) · ρ : masse volumique du mélange à la température de service (kg/m³) · Cp : chaleur massique (kJ/kg·K) · ΔT : écart départ/retour (K). À 20 °C, ρ·Cp vaut 3778 kJ/m³·K pour le MEG 35 % contre 4175 pour l'eau.

2

Les pertes de charge : le vrai poste, et il se joue à −15 °C

À 20 °C, le mélange est 2,70 fois plus visqueux que l'eau. Et cet écart se creuse au froid : la viscosité du MEG 35 % est multipliée par 4,04 entre 20 et −15 °C (2,706 → 10,941 mPa·s). Le point de fonctionnement qui dimensionne le circulateur d'une sonde géothermique ou d'une boucle extérieure n'est donc pas le régime nominal, mais le démarrage à froid.

Nombre de Reynolds

Re = v × D / ν

Re : sans dimension · v : vitesse moyenne (m/s) · D : diamètre intérieur (m) · ν = μ/ρ : viscosité cinématique (m²/s), soit 2,57 × 10⁻⁶ m²/s à 20 °C contre 1,00 × 10⁻⁶ pour l'eau. À vitesse et diamètre égaux, le Reynolds du mélange est donc 2,6 fois plus faible — un réseau calculé turbulent à l'eau peut basculer en laminaire à froid.

3

L'échange thermique : −22,7 % de conductivité

À 20 °C, la conductivité thermique du mélange vaut 0,462 W/m·K contre 0,598 W/m·K pour l'eau, soit 22,7 % de moins. Combinée à la viscosité plus élevée — qui dégrade le coefficient d'échange côté fluide — elle impose de sélectionner échangeurs, batteries et évaporateurs sur les propriétés réelles du mélange, jamais sur celles de l'eau. Les fabricants publient pour cela des coefficients de correction par concentration et par température.

4

La dilatation : à reprendre au vase d'expansion

Entre le remplissage à froid et le régime de service, le mélange se dilate un peu plus que l'eau : la masse volumique passe de 1068 kg/m³ à −15 °C à 1034 kg/m³ à 60 °C, soit 3,29 % de volume supplémentaire. Ce volume doit être absorbé par le vase d'expansion, dimensionné sur la plage réelle de température du circuit — et non sur celle de l'eau, puisque le mélange descend jusqu'à −15 °C et au-delà.

MEG ou MPG à 35 % : chacun gagne sur un terrain

L'idée reçue veut que le monoéthylène glycol soit « le meilleur caloporteur ». Comparées ligne à ligne, les deux tables du site au même dosage disent quelque chose de plus nuancé.

  • Sur l'hydraulique, le MEG l'emporte, et c'est au froid que ça se joue. À −15 °C, le MPG 35 % est 1,97 fois plus visqueux que le MEG 35 %. Le rapport tombe à 1,83 à −10 °C, 1,61 à 0 °C, 1,31 à 20 °C, 1,13 à 40 °C, puis les deux fluides se rejoignent vers 65 °C. Sur une boucle extérieure, c'est le circulateur qui encaisse la différence, au moment le plus défavorable de l'année.
  • Sur le transport de chaleur, c'est le MPG qui gagne. Sa chaleur massique dépasse de 6,2 % celle du MEG 35 % (3807 contre 3584 J/kg·K), et le produit ρ × Cp suit : 3906 contre 3778 kJ/m³·K. Pour la même puissance, le circuit au MEG demande 10,5 % de débit en plus que l'eau, contre 6,9 % pour le MPG. La densité supérieure du MEG (1054 contre 1026 kg/m³) ne rattrape pas son déficit de chaleur massique.
  • Sur l'échange et la protection, le MEG garde l'avantage. Il conduit un peu mieux la chaleur à température de service (0,462 contre 0,447 W/m·K à 20 °C) et protège environ 3 K plus bas au même dosage — −21 °C contre −18 °C. L'explication est moléculaire : la dépression du point de congélation dépend du nombre de molécules dissoutes, et l'éthylène glycol est plus léger (62,1 contre 76,1 g/mol). À volume égal, il en apporte davantage.
  • Le contact tranche. L'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion — mention de danger H302 (INRS, fiche toxicologique n° 25). Le propylène glycol est, lui, autorisé comme additif alimentaire (E 1520). Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec une eau sanitaire, un process alimentaire ou un bassin, c'est la table MPG 35 % qu'il faut ouvrir. Le MEG reste le bon choix partout où cette communication est impossible : boucle géothermique enterrée, réseau d'eau glacée, mise hors gel d'un local.

30, 35 ou 40 % : ce que change un palier

Le 35 % est le palier central des trois tables MEG du site. Voici ce que coûte, mesuré à 20 °C entre tables voisines, chaque cran de 5 points de concentration.

  • Sur l'échange et le transport, c'est marginal. Passer de 30 à 35 % fait perdre 2,40 % de chaleur massique et 3,75 % de conductivité thermique, pour 0,76 % de masse volumique gagnée ; le débit à faire circuler n'augmente que de 1,65 %. Le cran suivant, de 35 à 40 %, coûte 1,59 % — le même ordre de grandeur.
  • Sur l'hydraulique, c'est net et régulier. Chaque palier de 5 points multiplie la viscosité par 1,155 à 20 °C — et par 1,189 à −10 °C. C'est le circulateur, et non l'échangeur, qui encaisse le surdosage, au moment le plus défavorable.
  • Ce que le palier achète. 5 K de protection à chaque cran : −16 °C à 30 %, −21 °C à 35 %, −26 °C à 40 %. La règle pratique tient en une phrase : caler le dosage sur la température minimale réellement atteinte par le fluide, pas sur celle de l'air. Si 30 % suffit, la table MEG 30 % donne les propriétés correspondantes ; pour un froid plus sévère, voyez la table MEG 40 %.

Contrôler la concentration en service

La concentration se vérifie au réfractomètre, gradué pour le glycol employé — une échelle MPG lue sur un mélange MEG donne un résultat faux, et l'erreur va dans le sens dangereux. Un densimètre convient également, la masse volumique du mélange étant une fonction monotone de la concentration ; c'est précisément ce que la colonne ρ de cette table permet de faire, en lisant à l'envers la densité mesurée à température connue. Le MEG s'y prête mieux que le MPG : il alourdit le mélange de 5,6 % à 35 %, contre 2,8 % pour le monopropylène glycol, ce qui rend la lecture densimétrique deux fois plus sensible.

Le contrôle ne s'arrête pas là. Ce qui met fin à la vie d'un mélange n'est presque jamais la disparition du glycol, mais l'épuisement des inhibiteurs de corrosion : le fluide s'acidifie et attaque les métaux du circuit. Le pH et la réserve d'alcalinité font donc partie du contrôle périodique, au même titre que la concentration — et sur une installation solaire, où la stagnation estivale cuit le fluide, c'est même le contrôle principal. Un fluide vieilli se remplace, il ne se corrige pas à l'appoint d'eau.

Comment ces valeurs sont vérifiées

La table est couverte par une suite de 24 tests automatisés. Le principe : elle est comparée à des références externes réimplémentées indépendamment du moteur — jamais à ses propres sorties. Les écarts ci-dessous sont ceux que les tests mesurent réellement.

  • Pression de vapeur — loi de Raoult et IAPWS-IF97. C'est le contrôle le plus complet. La fraction molaire d'eau du mélange (0,852) est recalculée à partir des seules masses molaires et masses volumiques des corps purs, puis multipliée par la pression de saturation de l'eau pure donnée par l'équation de la région 4 d'IAPWS-IF97, réécrite avec ses dix coefficients. Sur les 36 lignes de 0 à 175 °C, la table se tient entre +1,44 % et +2,24 % de cette référence, soit un biais qui ne dérive que de 0,8 point sur 175 kelvins. C'est cette constance, bien plus que la valeur du biais, qui exclut une erreur de modèle ou d'unité.
  • Conversions d'unités — définitions exactes. Chaque colonne secondaire doit être la conversion de la colonne principale : 1 kcal = 4186,8 J, 1 kcal/(h·m·°C) = 1,163 W/(m·K), 1 Pa·s = 3600 kg/(m·h), et la pression relative doit valoir la pression absolue moins 1,01325 bar. Les 39 lignes passent : l'écart maximal est de 7,7·10⁻⁴ kcal/kg·°C sur le Cp et 6,9·10⁻⁴ kcal/h·m·°C sur λ, soit moins d'une unité du dernier chiffre affiché. C'est le contrôle qui attrape une coquille de saisie.
  • Encadrement par les deux dosages voisins. Le 35 % est le palier central : à chaque température commune, il doit se placer au-dessus du 30 % et en dessous du 40 % sur la masse volumique et la viscosité, et l'inverse sur la chaleur massique et la conductivité. Cet encadrement est vérifié sur la totalité de la plage, de −15 à 175 °C, sur les quatre grandeurs. Trois tables saisies indépendamment se contrôlent ainsi l'une l'autre — une erreur sur une ligne casse cet ordre. Le maximum de conductivité obéit au même classement : plus le mélange est concentré, plus tôt son sommet est atteint.

Références

  • IAPWS R7-97(2012)Revised Release on the IAPWS Industrial Formulation 1997 for the Thermodynamic Properties of Water and Steam, International Association for the Properties of Water and Steam (révision du 29 mai 2018). Sa région 4 fournit l'équation de saturation de l'eau pure utilisée comme étalon de la colonne pression de vapeur.
  • NIST Chemistry WebBook, SRD 691,2-Ethanediol, National Institute of Standards and Technology. Fiche de référence du corps pur : formule C₂H₆O₂, CAS 107-21-1, masse molaire 62,068 g/mol — la valeur utilisée pour calculer la fraction molaire du mélange. webbook.nist.gov
  • ABC ClimEthylène (PEG) et Monopropylène glycol (PG), mise à jour du 21 janvier 2025. Source du tableau de points de congélation par concentration reproduit plus haut : c'est la seule des publications consultées qui tabule explicitement le palier de 35 %. abcclim.net
  • Glysofor — fiche produit Glysofor N (fluide caloporteur au monoéthylène glycol), consultée le 24 août 2026. Second tableau de protection antigel, employé pour recouper la ligne 35 % par interpolation entre les paliers 30 et 40 %. glysofor.de
  • INRS — Fiche toxicologique n° 25, « Éthylène-glycol » (mise à jour d'août 2023). Institut national de recherche et de sécurité. Fiche de référence de la substance (CAS 107-21-1) : c'est la source de la mention de danger H302 « Nocif en cas d'ingestion », qui départage le MEG et le MPG sur le critère du contact. inrs.fr
  • CRC Handbook of Chemistry and Physics — propriétés des corps purs à 20 °C employées comme étalons de mélange : éthylène glycol (ρ 1113 kg/m³, Cp 2385 J/kg·K, λ 0,252 W/m·K, μ 20,9 mPa·s) et eau (998,2 kg/m³, 4182 J/kg·K, 0,598 W/m·K, 1,002 mPa·s).
  • Celsius ProcessCaractéristiques physiques des fluides thermiques, fiche « MEG 35 % » (PDF mis en ligne en janvier 2020). Table constructeur au même format que celle-ci, utile pour recouper une ligne à l'écran. Le document est un PDF image : son contenu n'est pas extractible automatiquement, il n'a donc pas servi d'étalon aux tests.

Questions fréquentes

Un mélange à 35 % de monoéthylène glycol en volume protège de la prise en glace jusqu'aux alentours de −21 °C. Les dosages voisins donnent −12 °C à 25 %, −16 °C à 30 %, −26 °C à 40 %, −32 °C à 45 % et −38 °C à 50 %. Un second éditeur, qui ne tabule pas le 35 %, place ce dosage à −20,5 °C par interpolation entre ses paliers 30 et 40 % : les deux publications se rejoignent à un demi-degré près. Deux précisions utiles sur le chantier. La protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement des tubes : sous le point indiqué, le mélange forme d'abord une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés. Et la valeur exacte dépend de la formulation — les fluides du commerce contiennent des inhibiteurs de corrosion qui déplacent légèrement le point de congélation, et la fiche technique du produit installé fait foi.

Avec un concentré (glycol additivé vendu pur, à diluer), le calcul est une règle de trois sur le volume total du circuit : 35 % de ce volume en concentré, le reste en eau. Pour une installation de 200 litres, cela fait 70 litres de concentré et 130 litres d'eau. Dit autrement, un bidon de 20 litres traite environ 57 litres de circuit, et un fût de 200 litres environ 571 litres. Deux pièges à éviter. Si le circuit est déjà rempli d'eau, il faut d'abord en vidanger la part correspondante — sinon la concentration finale sera très en dessous de la cible. Et si le produit acheté est un « prêt à l'emploi », il est déjà dilué : l'ajouter à de l'eau fait chuter le dosage. Le volume total du circuit s'obtient en additionnant le contenu des émetteurs, du générateur, du ballon et des canalisations ; à défaut, on le mesure au compteur pendant le remplissage. Le contrôle final se fait au réfractomètre, jamais au calcul seul.

À 20 °C, la masse volumique du monoéthylène glycol à 35 % en volume vaut 1054 kg/m³ : un mètre cube de mélange pèse 1054 kg, soit 56 kg de plus que le même volume d'eau pure. Comme tous les liquides, il se dilate en chauffant — 1068 kg/m³ à −15 °C, 1063 kg/m³ à 0 °C, 1045 kg/m³ à 40 °C, 1034 kg/m³ à 60 °C et 974 kg/m³ à 175 °C. En densité — le rapport sans unité à l'eau — 1054 kg/m³ se lit 1,054. C'est cette valeur, et non 1000, qu'il faut employer pour convertir un débit volumique en débit massique sur un circuit glycolé. L'éthylène glycol pur étant nettement plus dense que l'eau (1113 contre 998 kg/m³ à 20 °C), le mélange s'alourdit de 5,6 %, deux fois plus que le monopropylène glycol au même dosage.

La chaleur massique du monoéthylène glycol à 35 % vaut 3584 J/kg·K à 20 °C, soit 3,584 kJ/kg·K ou 0,856 kcal/kg·°C. Elle augmente régulièrement avec la température : 3498 J/kg·K à −15 °C, 3532 à 0 °C, 3641 à 40 °C, 3699 à 60 °C et 3758 à 80 °C. C'est 14,3 % de moins que l'eau pure à la même température : à masse égale, le mélange transporte moins d'énergie. Attention toutefois au raccourci « Cp −14 % donc débit +14 % » : ce qui compte dans un circuit est le produit ρ × Cp, et la masse volumique plus élevée du mélange en récupère une partie. La majoration de débit réellement à appliquer est de 10,5 % à 20 °C, et elle retombe à 6,0 % à 80 °C.

La viscosité dynamique du MEG 35 % vaut 0,002706 Pa·s à 20 °C, soit 2,706 mPa·s ou 2,706 cP — 2,70 fois celle de l'eau pure. La viscosité cinématique correspondante est ν = μ/ρ = 2,57 mm²/s (2,57 cSt), contre 1,00 mm²/s pour l'eau. C'est la grandeur la plus sensible à la température de toute la table : 10,941 mPa·s à −15 °C, 8,557 à −10 °C, 5,509 à 0 °C, puis 2,706 à 20 °C. Entre −15 et 20 °C, elle est donc divisée par 4,04, et par 29 sur la totalité de la plage tabulée. Un circuit dimensionné sur la viscosité à 20 °C sera très en dessous de la réalité au démarrage par −15 °C : c'est le point de fonctionnement froid qui commande le choix du circulateur.

Pour transporter la même puissance avec le même écart de température, un circuit au MEG 35 % demande 10,5 % de débit en plus qu'un circuit à l'eau à 20 °C, 9,0 % à 40 °C, 7,6 % à 60 °C et 6,0 % à 80 °C. La majoration diminue quand la température monte, parce que la chaleur massique du mélange se rapproche de celle de l'eau. Ce chiffre reste inférieur au déficit de chaleur massique (14,3 %) parce que le débit dépend du produit ρ × Cp et non du seul Cp : le mélange est plus dense, ce qui compense environ un quart de l'écart. En volumique, cela donne 3778 kJ/m³·K pour le MEG 35 % contre 4175 pour l'eau. C'est le débit majoré qu'il faut ensuite reporter sur la courbe du circulateur — sans oublier que les pertes de charge, elles, augmentent bien davantage.

Sur l'hydraulique, le monoéthylène glycol l'emporte nettement, et c'est au froid que ça se joue. À −15 °C, le mélange au monopropylène glycol est 1,97 fois plus visqueux que le MEG au même dosage ; le rapport tombe à 1,61 à 0 °C, 1,31 à 20 °C, 1,13 à 40 °C, et les deux fluides se rejoignent vers 65 °C. Le MEG conduit aussi un peu mieux la chaleur (0,462 contre 0,447 W/m·K à 20 °C) et protège environ 3 K plus bas au même dosage. Sur le transport de chaleur, en revanche, c'est le MPG qui gagne — un résultat qui surprend. Sa chaleur massique dépasse de 6,2 % celle du MEG (3807 contre 3584 J/kg·K), et le produit ρ × Cp suit : 3906 contre 3778 kJ/m³·K. Un circuit au MEG 35 % demande donc 10,5 % de débit en plus que l'eau, contre 6,9 % pour le MPG 35 %. Le choix se tranche sur le contact. L'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion (mention de danger H302 ; INRS, fiche toxicologique n° 25), tandis que le propylène glycol est un additif alimentaire autorisé (E 1520). Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec une eau sanitaire, un process alimentaire ou un bassin, c'est le MPG qu'il faut retenir.

Cette table est établie pour 35 % en volume, la convention des fiches techniques de fluides caloporteurs et des réfractomètres de chantier : 35 litres de glycol pur pour 65 litres d'eau. Comme l'éthylène glycol pur est plus dense que l'eau (1113 contre 998 kg/m³ à 20 °C), 35 % en volume correspond à 37,5 % en masse — l'écart dépasse 2 points, alors que les deux échelles sont presque confondues sur le monopropylène glycol. Sur une installation en service, la concentration se contrôle au réfractomètre — l'appareil doit être gradué pour le bon glycol, une échelle MPG lue sur un mélange MEG donnant un résultat faux. Le contrôle porte aussi sur le pH et la réserve d'alcalinité : c'est l'épuisement des inhibiteurs, pas la disparition du glycol, qui met fin à la vie d'un mélange.

C'est son terrain habituel, avec une réserve. Le palier de 35 % correspond aux climats où le fluide extérieur descend vers −15 °C sans aller plus bas : sondes géothermiques, boucles de pompe à chaleur eau glycolée/eau, capteurs solaires et réseaux extérieurs non purgeables. La réserve tient au contact possible avec l'eau sanitaire. Sur une installation solaire thermique dont l'échangeur plonge dans un ballon d'eau chaude sanitaire, la classification de l'éthylène-glycol (nocif en cas d'ingestion) conduit la profession à préférer le monopropylène glycol, alimentaire. Le MEG reste indiqué là où le circuit primaire ne peut pas communiquer avec une eau consommable — boucle géothermique enterrée, réseau de froid, mise hors gel d'un local. Deuxième point de vigilance, propre au solaire : c'est la stagnation qui use le fluide, pas le gel. Un capteur à l'arrêt en plein été peut dépasser largement le haut de la plage tabulée, et le glycol s'y dégrade en produits acides. Le contrôle annuel porte donc autant sur le pH et la réserve d'alcalinité que sur le point de congélation.

Ressources et liens utiles