Diagramme Psychrométrique Interactif

Point de rosée, enthalpie, humidité absolue, température humide — et traçage des évolutions de l'air humide (chauffage, humidification, refroidissement adiabatique, batterie froide) selon le Handbook ASHRAE et la NF EN 16798. Gratuit et sans inscription.

Le diagramme psychrométrique : la carte de l'air humide

L'air que nous chauffons, refroidissons et ventilons n'est jamais sec : c'est un mélange d'air et de vapeur d'eau, dont le comportement gouverne le confort, la consommation d'énergie et les pathologies du bâtiment (condensation, moisissures). Le diagramme psychrométrique — ou diagramme de l'air humide — représente tous les états possibles de ce mélange : la température sèche en abscisse, la teneur en eau (humidité absolue, en g d'eau par kg d'air sec) en ordonnée, et les courbes d'humidité relative de 10 à 100 %. Un état d'air = un point ; un traitement d'air = un déplacement.

C'est l'outil quotidien du frigoriste, du technicien CVC et du bureau d'études pour dimensionner une CTA (centrale de traitement d'air), régler une VMC double flux, comprendre pourquoi une PAC givre, ou vérifier qu'une paroi ne condensera pas. Cet outil en trace la version interactive : cliquez, déplacez le point, enchaînez les évolutions — toutes les grandeurs se calculent selon les formules du ASHRAE Handbook — Fundamentals (formulation Hyland-Wexler), avec la zone de confort de la NF EN 16798-1 en repère.

Les grandeurs de l'air humide

GrandeurSymboleUnitéCe qu'elle raconte
Température sècheT°CCelle du thermomètre ordinaire — l'abscisse du diagramme.
Humidité relativeHR, φ%Taux de remplissage en vapeur d'eau par rapport au maximum possible à cette température.
Humidité absoluewg/kg asMasse d'eau réellement transportée par kg d'air sec — invariante au chauffage/refroidissement sensible.
Point de roséeTr°CTempérature de paroi en dessous de laquelle l'air condense — le seuil des buées et moisissures.
Température humideTh°CLimite basse atteignable par évaporation d'eau — la cible du refroidissement adiabatique.
EnthalpiehkJ/kg asContenu énergétique total (chaleur sensible + latente) — la base du calcul des puissances de batteries.
Volume spécifiquevm³/kg asConvertit les débits volumiques (m³/h) des ventilateurs en débits masse, seuls conservés dans une CTA.

Les quatre évolutions élémentaires du traitement d'air

Chauffage sensible

Déplacement horizontal vers la droite : la teneur en eau ne change pas, l'humidité relative s'effondre. C'est le phénomène de l'air sec d'hiver : 5 °C / 80 % HR réchauffé à 20 °C ne fait plus que 30 % HR. Puissance = débit masse × Δh.

Refroidissement & déshumidification

Horizontal vers la gauche jusqu'au point de rosée, puis le point glisse le long de la courbe de saturation : la vapeur condense sur la batterie froide. C'est ainsi qu'une clim déshumidifie — et que l'outil chiffre les condensats en kg/h.

Humidification adiabatique

L'eau pulvérisée s'évapore en prélevant sa chaleur sur l'air : la température chute, l'humidité monte, l'enthalpie reste quasi constante. Utilisée en rafraîchissement évaporatif (free-cooling) : la limite est la température humide.

Humidification vapeur

La vapeur injectée apporte l'eau « déjà évaporée » : la teneur en eau monte verticalement, à température quasi constante. Solution de référence en tertiaire et santé pour tenir 40-60 % HR en plein hiver sans refroidir l'air.

Pourquoi c'est décisif en rénovation : PAC, VMC et condensation

Avec le boom des pompes à chaleur porté par MaPrimeRénov' et la fin des chaudières gaz dans le neuf, des millions de logements français et belges changent à la fois de générateur et de comportement hygrothermique. Or la psychrométrie est partout dans ces projets : le givrage de l'unité extérieure d'une PAC air/eau se produit précisément quand la température de sa batterie passe sous le point de rosée de l'air extérieur (puis sous 0 °C) ; les cycles de dégivrage qui pénalisent le COP se lisent directement sur le diagramme.

Côté enveloppe, isoler et remplacer les menuiseries sans repenser la ventilation fait monter l'humidité absolue intérieure : le point de rosée de l'ambiance monte, et chaque pont thermique devient un mur à moisissures. Une lecture du diagramme — point d'ambiance, point de rosée, température de surface des parois — suffit à objectiver le risque et à dimensionner la réponse : débit de VMC, déshumidification, ou correction du pont thermique. Et en été, le rafraîchissement adiabatique tracé ici montre ce qu'un simple média humide peut gagner sans compresseur.

Pour aller au bout du dimensionnement : notre outil Dimensionnement PAC air/eau (puissance, bivalence, SCOP par zone climatique), le calcul de déperditions EN 12831 et l'analyse de condensation dans les parois (méthode de Glaser).

Questions fréquentes (FAQ)

Ressources et liens utiles